28/01/2012
American dream
Dimanche, dix-huit stars, dont sept millionnaires, vont se battre pour remporter le 91ème Prix d’Amérique Marionnaud, alias le Championnat du Monde de Trot Attelé, sur l’hippodrome de Paris-Vincennes. Et pour suivre ces foudres de guerre, d’autres stars, dont certaines moins connues. André Dussolier, Cécile de Menibus, Jean-Luc Reichmann, Michel Denisot, Agatha Ruiz de la Prada, Bernard de la Villardière, Alexia Laroche Joubert, Yves Lecoq, Florence Arthaud, Jacques Weber, Jane Manson, Vincent Parizot, Luis Fernandez, Geneviève de Fontenay et sa « Miss Prestige National », Brahim Asloum, Laurence Bobillier, François-Éric Gendron, Yolaine de la Bigne, Christophe Guillarme, Gérard Holtz. Sans oublier Carlos Bastarreche Sagues (ambassadeur d’Espagne), Tarald O. Bratauset (ambassadeur de Norvège), Daniel Canepa (préfet de Paris n’oubliez pas votre passeport) et Patrick Ollier (ministre chargé des relations avec le Parlement) s’il n’est pas réquisitionné pour préparer l’intervention présidentielle et télévisée du soir même. Mais du moins aura-t-il vraisemblablement profité, la veille, du « dîner de bienfaisance » organisé par Dominique de Bellaigue (président de la Société d’Encouragement à l’élevage du Cheval Français) au profit de l’association Les Blouses Roses. Bref, 2700 mètres très people…
Départ 15h20.
14:31 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prix d'amerique, prix d'amérique marionnaud, prix d'amerique marionnaud 2012, prix d'amerique 2012, partants prix d'amerique, championnat de monde trot attelé, trot attelé, hippodrome paris-vincennes, programme hippodrome de vincennes, programme prix d'amerique
Labordage
Ce samedi, à 20h45 sur Equidia Life, un documentaire sur l’Endurance. Oui, vous avez bien lu. Le film s’appelle Dans la cour des Grands, en l’occurrence la cour gazonnée de Thierry Laborde, entraîneur professionnel et philosophe post-révolutionnaire. Mais là n’est pas la question parce qu’en fait Thierry n’est pas réellement le centre du film. Il y a beaucoup de monde dans sa cour… Le vrai sujet de ce film, c’est Anne-Sophie Laborde, la fille de son père qui l’entraîne – « situation ambiguë, complexe, parfois difficile, et riche en émotions » (dixit le dossier de presse). Ou plus exactement donc, le lien qui unit l’un à l’autre, qui apparaît lentement à l’occasion de deux courses, Tarbes et Lartigue, suivies de l’intérieur par deux caméras embarquées dans une voiture d’assistance. À moins, dans ce cas, qu’il s’agisse d’un film sur l’Endurance – « cette discipline aussi peu médiatisée que stratégique ». Ou encore plus simplement un film sur les chevaux, ciment familial. Ou peut-être encore l’histoire du David de l’Endurance contre ses Goliath. « Sans gros 4x4, ni grande équipe d’assistance, et sans chevaux de plusieurs dizaines de milliers d’euros, il ne reste que l’essentiel : le regard affûté, la lucidité, la connaissance parfaite du cheval doublée d’une intuition implacable, et quelques amis sur lesquels il peut compter. » Thierry vit décidément dans une grande cour. Qui porte un nom : l’écurie du Houn. Et qui va bientôt s’agrandir encore, grâce au nouveau projet Laborde&Cie : un pôle équestre dédié à l’Endurance, « accessible à tout public ». La Plaine du Séqué, à Pontonx. Mais cette histoire-là sera pour un autre film.
Dans la cour des Grands, de Pierre Desgranges et Jonathan Palais – Atomic Production.
Multi diffusion – Equidia Life : samedi 28/01 (20h45), lundi 30/01 (21h45), mardi 31/01 (18h45), mercredi 01/02 (12h00), jeudi 02/02 (09h00), dimanche 05/02 (18h45), mardi 07/02 (22h45), jeudi 09/02 (19h45) et vendredi 10/02 (12h00).
14:24 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : documentaire thierry laborde, documentaire equidia thierry laborde, thierry laborde, anne-sophie laborde, documentaire endurance, documentaire equidia endurance, endurance sur equidia, dans la cour des grands, atomic production
Photo carrée
(Photo : Per Zennström)
Vous ne savez pas quoi faire du Nikon option Fieldscope EDG que vous a offert à Noël votre arrière-grand-mère pour remplacer votre antiquité Kodak ? Hermès a peut-être une solution… Le concours s’appelle modestement « Mon cheval et moi », et la règle est simple : vous photographier « avec votre accessoire émail ou soie et votre compagnon préféré ». Ne reste plus ensuite qu’à télécharger votre œuvre ici, et croiser les doigts pour la voir en ligne.
Mais si vous craignez pour votre vernis à ongle, laissez vos doigts où ils sont et suivez plutôt quelques conseils pratiques. Ceux de Dustin Betonio, qui donne « 30 exemples incroyables de photographie équine » sur le site de Tripwire Magazine. Incroyables, mais réalisables – à condition d’avoir laissé charger votre appareil toute la nuit, et d’appliquer quelques règles d’une logique aristotélicienne. Attendre que le soleil soit haut dans le ciel, prendre cinq ou six mètres de recul (l’équivalent de « quatre jambes ») pour avoir un cheval entier, définir le champ à l’aide du zoom. Sachant par ailleurs qu’il est parfois préférable de vous faire aider d’un assistant pour tenir le cheval – du moins le temps que vous lisiez le mode d’emploi de l’appareil, bien qu’il eût été plus judicieux de le faire avant, votre arrière-grand-mère vous l’avait dit pourtant.
Quelques exemples, donc, de ce que vous pouvez faire en suivant la méthode Betonio, à condition d’appuyer dessus au bon moment…
14:12 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hermès, concours hermes, consours photo hermes, hermes mon cheval et moi, dustin betonio, photo, photo equestre, photo cheval
23/01/2012
2012 divisé par deux
Le Père Noël vient de fondre, j’en déduis que nous sommes l’année prochaine. Aussi je vous présente les meilleurs vœux qu’il me soit possible d’imaginer : santé suffisante pour passer huit heures à cheval sans vous endormir, amour à hauteur de celui que Sultan peut éprouver pour une compote pomme-carotte, et bien entendu suffisamment d’argent pour combler les écarts d’une TVA qui risque de marquer cette année olympique so british… Quoi qu’il en soit j’en profite pour faire une déclaration officielle. Comme vous l’avez peut-être remarqué, ce qui me ferait vibrer comme une Clio lancée à 240Km/h sur la Départementale 12, mes posts sont moins fréquents depuis quelques semaines. Une décision prise de concert avec mon emploi du temps, qui passe le sien à ruiner mon système nerveux. Je dois donc, pour préserver mon intégrité neuronale, passer au mi-temps – de 72 heures hebdomadaires. Une moitié ici donc, et une moitié sur Twitter. Vous saurez ainsi où me trouver. Enfin si vous me cherchez…
20:59 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mes voeux
Innovation veritas
(Photo : Steve Jobs par Doug Menuez – 1968)
Voici quelques jours Patrick Fourgeaud, directeur de l’agence BRD Concept (design équestre), lançait sur Viadeo une discussion autour d’un thème quasi freudien : l’innovation appliquée au matériel d’équitation. « Aujourd’hui, il me semble que les utilisateurs, qui sont des cavaliers ou non, que j’appelle régulièrement des équitants, hésitent entre des produits (sellerie, harnachement) qui peuvent être réellement innovants et d’autres produits plus classiques. Est-ce le prix qui oriente leur choix ? Est-ce le design qui peut être trop en rupture par rapport à un certain classicisme ? Est-ce le choix qui n’est pas à la hauteur des attentes des clients potentiels ? » Vaste sujet, auquel j’ai tenté de répondre…
D’abord, de quels « équitants » parlons-nous ? Les Clubs, qui fournissent le matériel, accueillent le gros des troupes fédérales, à savoir des enfants ou préadolescents, dont la plupart portent des chaussettes roses – 80% des cavaliers sont des cavalières. Dans leur cas le choix du matériel se limite alors aux accessoires : pantalons, blousons, cravaches, boîtes de rangement, brosse à crin et autres chouchous. Au fabricant d’optimiser le rapport coût-attrait pour assurer la réussite commerciale de son produit. Ici le « design », qui s’appuie sur une mode, prend largement le pas sur l’innovation technique. Dans ces conditions, la cible des matériels équestres innovants (sellerie, harnachement) se limite aux cavaliers en âge de les financer eux-mêmes. Pour leur plaisir, leur confort, ou pour développer leurs capacités en compétition.
Revenons en arrière. Pour équiper leur cavalerie, les Clubs utilisent globalement des matériels classiques. Pour une raison doublement simple… 1/ Leur fabrication « de masse », les rabais des fabricants et les conditions avantageuses des distributeurs en font des produits relativement bon marché. 2/ Ce sont des produits « rassurants », répondant aux normes du règlement FFE. Tout le monde y gagne. Y compris les marques haut de gamme en proposant des produits non moins classiques aux cavaliers de haut niveau, qu’elles sponsorisent, développant ainsi l’image d’une équitation liée à la pérennité de son matériel. Peu de place pour l’innovation, qu’elle soit technique, sociale ou médiatique.
Sauf que voilà, les cavaliers sont comme les autres : ils vivent dans leur temps. Un temps re-désigné suivant des courbes et des contraintes. Aujourd’hui le beau doit être intelligent, le pratique doit s’avérer bénéfique. Comment le monde équestre pourrait-il vivre en dehors de cette approche ? À l’instar de son adaptation (forcée) à la mondialisation économique, la planète cheval doit s’ouvrir à la modernisation de son environnement. Et non pas, au prétexte de conserver ses habitudes pour le plus grand profit de ceux qui les maintiennent, s’enfermer dans un schéma indélébile. Même si l’innovation doit s’appuyer sur l’expérience (un objet designé en totale rupture avec sa fonction, par exemple, est voué à l’échec).
Donc, pour répondre à la question, je dirai que les produits nouveaux pâtissent avant tout de ce carcan « socio-économique » – en France car ailleurs, étrangement, l’innovation entre plus facilement dans la logique de l’évolution. Leur émancipation repose alors sur le fait de pouvoir s’intégrer dans une continuité (certes, c’est là une des principales vertus du design). Mais pour se faire il faudrait d’abord désétanchéifier le marché, l’ouvrir à toutes les nouveautés pertinentes, sans limite subjective des instances qui le régule. Le prix bien sûr, mais également la sécurité, la performance, la technologie, l’esthétique revisitée doivent pouvoir s’intégrer dans l’image classique de l’équitation – et mieux, la bouleverser au profit de l’image d’un sport techniquement high-tech et socialement accessible (car le design relève aussi du produit de masse).
Alors non, le problème ne vient pas des (bons) designers, ni (de l’ensemble) des cavaliers, ni du marché, mais d’une certaine « image » de l’équitation, artificiellement pérennisée par deux groupes de la population équitante : certains professionnels du secteur (fabricants, distributeurs et Clubs – pour des raisons économiques évidentes), et les quelques défenseurs d’un sport qu’ils jugent « exceptionnel ». Or il s’avère que le design peut tout à fait répondre à ce double « blocage » en fournissant des produits novateurs donc vendeurs, et solubles dans la tradition. Tout, maintenant, reste une question de communication…
20:54 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick fourgeaud, brd concept, design equestre, design equitation, design, innovation matériel équestre, marché de l'équitation
23/12/2011
Visiterez-vous Grobois pour Noël ?
Photo : Kares Le Roy
Vous l’aurez sans doute remarqué au nombre de robes rouges à barbe blanche, c’est Noël. Donc c’est cadeau. Et celui que vous offre le Cheval Français pourrait faire baver jusqu’aux plus blasés des fous du sapin : une journée au trot dans le Domaine de Grosbois (94). Visite complète du Centre d’Entraînement, d’une écurie de courses, de la sellerie, de la maréchalerie, promenade en road car dans les allées cavalières du Domaine (sous l’œil bienveillant rassurez-vous d’un Driver/Entraîneur professionnel), simulation de course sur la piste du Château puis, enfin, remise d’un « diplôme » personnalisé et autres souvenirs du Domaine. Évidemment, le Cheval Français n’ayant pas encore signé de partenariat avec le consortium Père Noël & Co, les élus seront départagés par l’intermédiaire d’un concours – où il suffit de répondre à quelques questions simples. Une seule contrainte : posséder un compte Facebook. Au pire vous en créez un sur le PC que vous comptez offrir à Mathias votre petit-neveu (et puisque vous ne pourrez pas supprimer ledit compte avant 2062, vous pourrez toujours dire à Mathias que les ordinateurs sont désormais vendus avec un compte intégré)… Attention le concours se termine le 25 décembre, avec annonce du gagnant le lendemain. Bien. Concentration. C’est parti. Enfin à condition de cliquer ici. Et joyeux Noël…
07:52 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le cheval français, concours le cheval français, domaine de grobois, visite de grobois
13/12/2011
Kata pour Serge Lecomte
(Photo : Phil Stern)
Comme le fait remarquer Xavier Libbrecht, rédacteur en chef emblématique du magazine L’Éperon, « ce rebondissement n’a même pas fait l’objet d’une simple mention – ni de la part du Président, ni de la salle – lors de l’Assemblée Générale de la Fédération, qui s’est tenue ce jeudi 8 décembre 2011 au Salon du Cheval ». De quoi parle-t-il ? D’une information passée plus inaperçue que l’élection de Miss Roquefort, pourtant délicieuse : le « renvoi » de Serge Lecomte (président de la Fédération Française d’Équitation – FFE), par la section financière et commerciale du parquet de Paris, devant le tribunal correctionnel pour « prise illégale d’intérêts ». La justice reproche à M. Lecomte d’avoir « financé, à hauteur de 2 600 000 euros, le Groupement Hippique National (GHN) […], sorte de syndicat des Clubs ». En revanche, précise Xavier Libbrecht dans son article sur le site Cavadeos, « les autres chefs d’accusation retenus à l’encontre de l’intéressé ont fait l’objet d’un non-lieu partiel ».
Le procureur Loïc Guérin, « au terme d’une instruction d’une petite demi-douzaine d’années et de la mise en examen de Serge Lecomte », se concentre donc sur l’essentiel – avis à la population : la phrase qui suit n’est pas des plus poétiques, mais s’avère indispensable à la compréhension du problème… Entre 2001 et 2006 M. Lecomte aurait « pris, reçu et conservé directement ou indirectement un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont il avait, au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assumer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement en l’espèce, en sa qualité de Vice-président puis de Président de la FFE, personne morale chargée d’une mission de service public, d’avoir participé à la décision qui a conduit à la signature d’une convention conduisant au versement par la FFE de la somme cumulée de 2 566 321€ au GHN, association de droit privé dont il était Président ». Et ça, c’est mal.
D’autant, ajoute Xavier Libbrecht, que « c’est par l’entremise du Groupement Hippique National, tout acquis à la FFE puisque financé avec son argent, que Serge Lecomte possède l’emprise que l’on sait sur les clubs dont on rappellera qu’ils procèdent désormais à l’élection du Comité directeur puis du Président ». Un « mélange des genres » qui représente une véritable « question de fond ». Le président d’une fédération nationale peut-il vider cette instance publique de son sens démocratique ? Or ça semble être le cas puisque, en l’occurrence, il s’agit d’organiser la maîtrise de ses élections depuis l’extérieur de la fédération – sans débat, sans électeur représentatif des licenciés (qui votent de fait par l’intermédiaire de leur club), et sans contrôle de l’État (en charge de toute fédération nationale) dans la mesure où celui-ci ne contrôle pas le GHN, simple Association Loi 1901. En d’autres termes, M. Lecomte aurait joué de sa fonction pour instaurer un système parallèle, illégal et préférentiel à même de garantir sa propre pérennité. Au-delà d’un chef d’accusation technique, la question juridique concerne un dysfonctionnement criant à la tête d’une entité publique. La « prise illégale d’intérêts » est d’abord ici d’ordre institutionnel, et relève de l’abus de confiance – ou de pouvoir. L’affaire se joue donc principalement sur le terrain politique.
Certes, cette affaire concernant une fédération sportive (aussi nationale et importante soit-elle – la troisième en France dans le cas qui nous occupe) s’avère modeste à l’échelle d’un gouvernement qui fouette actuellement des chats bien plus féroces. À ceci près que depuis quelque temps le ministre des Sports, David Douillet, se montre volontiers aux côtés de Serge Lecomte, président de la fédération en charge de l’image sportive du pays organisateur des prochains Jeux Équestres Mondiaux (JEM), que M. Douillet soutient de tout son poids, les considérant comme un tremplin national vers d’autres événements internationaux majeurs. Une boucle aussi serrée que fragile. Difficile pour un ministre de soutenir le président discrédité d’une fédération sportive dont il a – même plus ou moins – la charge. Ce serait une faute technique. Difficile aussi pour lui de laisser un président sous le coup d’une telle charge juridique représenter l’équitation française sur le plus grand rendez-vous mondial du secteur. Ce serait une faute politique. Difficile également de tourner le dos au problème, au risque d’entendre s’élever quelques voix graves parmi les 700 000 licenciés (quasiment tous inscrits en club) pour se plaindre d’une situation jugée anormale. Ce serait une faute médiatique.
Que faire, alors, dans l’hypothèse d’une condamnation de Serge Lecomte – ou, tout simplement, dans le cas d’une procédure judiciaire qui s’éterniserait ? Xavier Libbrecht évoque Christian Bîme, qui renonçait en 2009 à briguer un cinquième mandat à la tête de la Fédération Française de Tennis – suite, dixit Le Figaro, à son « renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d’intérêts et abus de confiance ». Or M. Libbrecht rappelle que « les prochaines élections, à la FFE, auront probablement lieu entre décembre 2012 et mars 2013 ». Juste après les élections présidentielle et législatives, auxquelles David Douillet (ministre et député) reste très attaché. Juste après les Jeux Olympiques de Londres, où les instances sportives nationales (notamment équestres, donc) ont l’intention d’aller vendre leur talent d’organisation. Mais bien avant les Jeux Équestres Mondiaux de 2014… Un timing effectivement parfait offert à M. Douillet pour gérer la situation dans les meilleures conditions possibles : annonce rapide de sa non-candidature par M. Lecomte, élection d’un nouveau staff à la tête de la FFE, revalorisation de son système démocratique. Un scénario qui présenterait au moins trois intérêts. Le ministre, par une prise de position forte, profiterait de l’occasion pour dorer son blason des armoiries du « courage », concept actuellement très en vogue au sein de son parti. Et en attendant le verdict du procès, M. Douillet n’aurait pas à rougir d’un président de fédération qui assume ses responsabilités (a fortiori s’il s’avère à terme innocent) en prenant les devants dans le seul objectif de protéger les intérêts supérieurs de l’instance publique dont il a la charge – un argument que l’avocat de M. Lecomte saurait probablement mettre en avant. Enfin cette passation douce, à condition qu’elle s’effectue dans de bonnes conditions, se ferait sans la douleur d’une éventuelle crise qui pourrait peser sur la dynamique JEM, ce que personne ne souhaite. La politique, comme l’équitation, est une question d’équilibre.
12:04 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ffe, president ffe, serge lecomte, lecomte, proces serge lecomte, lecomte et la justice, loic guerin, proces ffe, ghn, groupement hippique national, david douillet, ministre des sports, douillet et équitation, jem 2014, jo 2012
12/12/2011
C’est pour un sondage
(Photo Tamy Donnerstag)
Prenons d’abord en considération trois paramètres invariables… 1/ Créer une société revient à vouloir traverser le Pérou en skateboard sans savoir lire le mode d’emploi de son GPS. 2/ Créer une société dans le secteur équestre nécessite une étude de marché qui coûte approximativement le prix d’un aller-retour (dans la journée) Paris-Monaco en Lamborghini Gallardo. 3/ Négocier LE blouson d’équitation qui va plaire à sa fille cavalière de dix ans inscrite le week-end suivant à sa première compétition de CSO avec toutes ses copines correspond peu ou prou à devoir affronter Mike Tyson après douze cafés. Aussi je voudrais ici vous inviter à répondre à ce rapide questionnaire concernant vos habitudes de parents consommateurs d’équipement équestre. Pour une jeune entreprise qui crée actuellement une « gamme de matériel d’équitation pour les enfants/ados ». Maintenant que vous êtes au fait des problématiques socio-économiques du secteur…
Pan sur le sec
Parce que six mille espèces meurent chaque année à cause de la désertification de zones entières, parce que le réchauffement climatique, parce que la sécheresse, parce que les arrosoirs sont vides, l’organisation WWF (World Wide Fund for Nature) sort une nouvelle campagne – signée Contrapunto BBDO Madrid. Une campagne nouvelle, même. Non par le thème, pas non plus par le fond, mais par la forme. Hyper esthétique et ultra poussiéreuse. Qui nous rappelle vaguement d’où nous venons mais plus sûrement où nous allons si nous continuons à ne pas partager pas notre Pastis quotidien…
16:43 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : wwf, campagne wwf, campagne wwf désertification, wwf poussière, animaux poussière wwf, world wide fund for nature
Concours pour cavaliers seuls
Voix off de Jean Rochefort sur un lent travelling avant le long d’une allée forestière… « Marc prend son meilleur cheval. Il a mis son fils dans un landau, qu’il a placé sous un obstacle, et il saute l’obstacle. » Ainsi commence le film Cavaliers seuls, signé Delphine Gleize, dont la réalité cinématographique rappelle celle d’un autre Cavalier, Alain Cavalier, réalisateur de l’ascétique et néanmoins fascinant Thérèse, carmélite humaine et sanctifiée dont la pureté primitive rappelle celle de Marc Bertran de Balanda. Deux êtres solitaires et passionnés. Pour Thérèse l’Homme et Dieu sont indissociables, pour Marc c’est le cheval qui fait l’Homme. Marc Bertran de Balanda, 80 ans à l’écran, ex-instructeur au Cadre Noir, ex-champion international de saut d’obstacles, séducteur jusqu’à son dernier souffle, locataire désargenté d’un box aménagé par les parents du jeune Edmond Jonqueres d’Oriola. Et si Marc a toujours vécu pour les chevaux, il vit désormais par Edmond. Car Edmond, 18 ans, pourrait devenir le grand cavalier qu’a été Marc plus tôt – beaucoup plus tôt. À condition d’en avoir la volonté. Le dieu cheval demande beaucoup de patience, de confiance, d’espérance, d’amour. Marc le sait. Mais comment le dire ? Avec très peu de mots. Au commencement était le verbe, mais au commencement seulement. La vérité se cache ailleurs. Dans la musique de quatre fers, dans le lien fusionnel entre deux générations cavalièrement singulières, dans un regard sans maquillage. Cinéma du réel. Pas d’acteurs ici. Les Hommes sont vrais, les chevaux râlent, le temps se décontracte pour mieux se concentrer. La caméra de Delphine Gleize ne triche pas. Elle ne connaît qu’un axe, à hauteur d’homme. Thérèse vit loin du paradis, Marc est un cavalier à terre – en fauteuil roulant même, faute de jambes… Mais qu’importe si le cheval reste inaccessible, puisqu’on sait qu’il est là. Y croire suffit à se croire meilleur. Comme avec Dieu. Sauf que Dieu, qui l’a peut-être dessiné, ne monte pas à cheval. Alors croire que nous pouvons nous-mêmes y monter relève d’une autre histoire. Celle de croire en soi en tant qu’unité « solitaire perdue dans le monde » (comme diraient Sartre ou Camus s’ils allaient mieux). En tant que cavalier seul. Seul avec son cheval.
Donc, pour en revenir au titre de ce post, si vous voulez gagner le DVD (qui vient de sortir) du film, il vous suffit de répondre – en commentaire, en précisant votre vrai nom et votre adresse, qui bien entendu n’apparaîtront pas sur ce blog – à une question qui va nécessiter toute votre attention car vous n’aurez pas le droit de la lire deux fois. Attention c’est parti. Sachant que l’action se passe chez les parents d’Edmond, quel est le nom de la localité dans laquelle a été tourné le film ? Un indice : un haras national y abrite une course d’Endurance, support du championnat régional d’Île-de-France. Les cinq premiers à répondre gagnent, les autres attendront Noël…
Cavaliers seuls, de Delphine Gleize et Jean Rochefort – DVD à la vente depuis le 2 décembre 2011. Bande-annonce ici même.
15:53 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cavaliers seuls, cavaliers seuls de delphine gleize, delphine gleize, jean rochefort, marc bertran de balanda, edmond jonqueres d'oriola, dvd cavaliers seuls, concours dvd cavaliers seuls

















