07.02.2010
Realpolitik au paddock
Voici l’histoire.
Le vendredi 29 janvier, alors que les coqs alentour avalaient leur premier café de la journée, un camion pénétrait silencieux l’enceinte feutrée du Haras des Bréviaires, dans les Yvelines natales du président du Sénat. En descendaient trois étalons, silhouettes confuses parmi la brume grisâtre de cette aube sauvage. Iolisco de Quinhon, Joly Fly des Forêts, Negus de Talma. Trois étalons du Haras de La Roche-sur-Yon, antenne socialiste au sein d’une Vendée révolutionnairement villiériste.
Pas loin, des yeux concentrés observent avec précision l’événement. Les yeux de Jean-François Etienne des Rosaies, préfet en retraite, ex-membre du cabinet de Robert Pandraud (Ministre délégué à la sécurité sous les ordres de Charles Pasqua), ex-« conseiller spécial » pour les services du renseignement, Conseiller Cheval à l’Élysée, Directeur Technique National pour les sports équestres de la Fédération sportive de la Police nationale, président du Comité de préfiguration à la réforme de fusion des Haras nationaux avec l’École Nationale d’Équitation (ENE), à l’origine de l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE), officialisé depuis ce 1er février – et pour lequel, logiquement, il brigue la présidence toujours vacante. Les yeux de Nicolas Bazire, homme d’affaires, directeur du fonds d’investissement du Groupe Arnault, manitou du pôle presse de Louis Vuitton Moët Hennessy LVMH (La Tribune, Investir…), ancien directeur de cabinet du premier Ministre Édouard Balladur, membre de plusieurs Conseils de Surveillance (Banque Rothschild, Carrefour, Ipsos) – et témoin de l’actuel Président de la République à l’occasion de son dernier mariage. Les yeux de Timothée Bazire, 28 ans, « cavalier salarié » du Haras de Malmain, en Normandie, neveu de Nicolas Bazire.
Car Timothée cherche un cheval de qualité. Ainsi que Thibaut, son cousin, le fils de Nicolas Bazire. Et si le premier prévoit, en cette heure matinale, de monter Iolisco de Quinhon, le second se voit déjà sur Joly Fly des Forêts… Les deux cavaliers, jusqu’alors modestes dans leurs résultats, rêvent de progresser. Qui n’en rêve pas ?
À 500Km de là, un homme crie aux micros présents de la presse – en l’occurrence le site cavadeos.com et le journal Ouest France. Philippe Poiraud, président de l’Association des Éleveurs du terroir Vendéen (ASSELVEN). «Nos étalons sont partis aux Bréviaires à la demande du Conseiller Cheval de l’Élysée pour être essayés par Timothée Bazire, cavalier ordinaire. Les chevaux lui convenaient, le chauffeur de La Roche est donc revenu avec un camion vide! Ces chevaux avaient leur avenir sportif derrière eux, ils n’ont plus besoin d’être valorisés sur le terrain. Aller les confier à un jeune cavalier de ce niveau, c’est incompréhensible! Les éleveurs vendéens tenaient particulièrement à ces étalons… Nous n’avons absolument pas été contactés. Il s’agit d’un fait du Prince, d’un caprice de gens qui abusent de leur pouvoir.» Et M. Poiraud voit loin. « L’éventuelle nomination de M. Etienne des Rosaies à la tête de l’IFCE laisse présager d’une absence totale de concertation avec les éleveurs, et si ce genre de manœuvres doit être pérennisé, ça va être catastrophique ! Les élus vendéens, qui étaient partants pour s’investir dans le GIP France Haras, qui doit succéder en partie aux Haras nationaux, ne comprennent pas une telle intervention à la hussarde, et sont carrément refroidis… ».
Et les cris se font bruit. Rapidement, Jean-François Etienne des Rosaies se défend. « L’une des missions des Haras nationaux, et donc aujourd’hui de l’IFCE, est le soutien aux jeunes cavaliers pour leur permettre d’atteindre le haut niveau ». « Je ne connais pas Nicolas Bazire. Mais l’écurie de Timothée Bazire avait fait une demande pour disposer de chevaux par l’intermédiaire d’un ami que nous avons en commun, cavalier de haut niveau. J’ai étudié le dossier, constaté que cette écurie était tenue au cordeau, avait de bons résultats, et ai décidé de l’aider, comme j’aiderai toujours les jeunes cavaliers quels qu’ils soient, si je le peux. » « Les étalons actuels des Haras nationaux seront transférés au GIP-France Haras, ce qui de facto leur fera perdre leur appartenance régionale. Ils resteront donc disponibles pour les éleveurs durant toute la monte 2010. »
Et le bruit devient rumeur. On parle de « kidnapping ». L'Elysée dément « toute intervention de près ou de loin » dans ce « dossier ». Sous la pression, Timothée Bazire abandonne. Le 6 février, il renvoie ses étalons en Vendée. Shakespearien. « Trop de remue-ménage pour pas grand-chose… Serge Lecomte, président de la Fédération Française d’Équitation, était pour, le préfet Etienne des Rosaies avait donné son aval… Mais ça fait trop d’histoires ! On préfère tout arrêter. Pourtant, nous avions postulé, et notre demande a été étudiée, et retenue. C’était simplement l’occasion pour nous de progresser. Nous prenions les chevaux à nos frais… Mais ça devient politique. Nous avons le sentiment que quelqu’un cherche à utiliser cette histoire pour nous mettre des bâtons dans les roues… ».
Chacun sa défense. Mais quelle que soit la taille du H, l’histoire se répète.
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02.02.2010
Cote bless America
Ce week-end au tiercé, personne n’a trouvé le Quinté. Dommage, Oyonnax, vainqueur du Prix d’Amérique Marionnaud, Championnat du Monde des trotteurs, cotait à 171/1. Le second, Quarter Jet, à 107/1. En termes de probabilités les ingénieurs du Loto n’auraient pas fait mieux. Pourtant il y a un gagnant. Sébastien Ernault, qui courait son premier Prix d’Amérique. Rose pâle. Quand ses adversaires n’étaient que pâles.
Photos : Olivier Lalin – www.olivierlalin.com






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01.02.2010
Passage à haut niveau
(Photo : Éric Josjoe pour ATG)
Suite à un post de mai dernier concernant l'élection de Jacques Robert à la tête de la «Commission du Haut Niveau» de la Fédération Française d’Équitation (FFE), un commentaire me reproche un jugement rapide sur l’origine de cette nomination. Or, si je critique le choix de la personne, que, effectivement, je connais peu, ce n’est en rien pour des raisons personnelles – d’autant que j’ai croisé (à son insu, entre deux coupes de champagne) M. Robert, avec lequel je pourrais tout à fait déjeuner… Le problème, ici comme ailleurs, ne revient pas à comprendre le choix du « qui », mais d’appréhender de façon transparente la question du « pourquoi ce qui ? ». Régulièrement lacunaire, la FFE opère des choix stratégiques, et le haut niveau en est un, sans consulter les principaux intéressés, ce que l’on peut à la limite accepter, mais surtout sans les expliciter. En l’occurrence, malgré son expérience indiscutable « de professeur BEES3, formateur d'enseignants, grand pédagogue, organisateur de compétitions de haut niveau, homme de cheval connu et reconnu », Jacques Robert, malgré un nom gravé dans le marbre de l’équitation nationale, ne représente pas d’emblée l’image du champion, l’icône à laquelle nos jeunes cavaliers se réfèrent, avides de modèles et grands collectionneurs de posters. Et si cette posterisation ne confère pas systématiquement au « sujet » une qualité intrinsèque (sauf peut-être dans le cas de Bruce Lee), elle démontre néanmoins son rôle en tant que moteur de performance – durant le dernier Salon du Cheval une trentaine de jeunes filles faisaient en permanence le pied de grue, des heures durant devant un comptoir vide, attendant l’autographe de la très médiatique Pénélope Leprévost… Reste à savoir, maintenant, si le nouveau Président de la Commission du Haut Niveau est, ou n’est pas « l'archétype des personnes d'appareil souvent incompétentes » que je semble parfois « suggérer ». D’abord, la compétence dépend de l’expérience, auquel cas M. Robert répond aux besoins administratifs et techniques du poste. À lui, par son talent, de développer le haut niveau dans la direction qu’il jugera opportune. À condition, bien entendu, que la Fédération lui accorde les moyens de le faire. Car les «personnes d’appareil» ont ceci de commun qu’elles appliquent à la lettre un programme. De plein gré, souvent, et parfois contre leurs convictions. Or, si l’on se réfère à un passé récent, la FFE a tendance à évincer les éléments motivés par leur seul dynamisme. M. Robert devra donc faire avec une politique définie. Enfin, à en juger par le parcours très CSO, donc très « club », de M. Robert, et c’est sans doute sur ce point que ma propension à archétyper va se réveiller, il semble probable que sa nomination corresponde à un choix politique plutôt que sportif. Un choix discutable. C’est là l’unique enjeu de cette réflexion – notamment à la veille des Jeux Équestres Mondiaux.
14:11 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ffe, commission haut niveau ffe, jacques robert, bees3, pénélope leprévost, jem, jeux équestres mondiaux
28.01.2010
Amazone homogène
Plutôt gironde, l’affiche du 35ème Jumping International de Bordeaux (les 5/6/7 février prochains)… La «FEI Rolex World Cup Jumping», où figurent trois Français parmi les dix-huit qualifiés au classement, encore provisoire, de la Coupe du Monde – précision pour les golfeurs, la finale aura lieu à Genève au mois d’avril. La «FEI World Cup Driving», autrement dit la Coupe du Monde d’Attelage (à quatre chevaux) indoor, qui promet aux spectateurs d’avaler la poussière de l’arène – d’autant que sera présent le champion en titre, Ijbrand Chardon, hollandais comme son nom l’indique, à côté duquel Ben-Hur conduisait une mobylette électrique. Le « Championnat d’Europe de Maréchalerie », qui opposera 3 600 maréchaux-ferrants de quatorze nationalités différentes – les plus sensibles d’entre nous auront pris soin de se munir d’une paire de Boules Quiès (3 600 marteaux multipliés par 4 fers égale un niveau sonore comparable au décollage d’un Airbus A380 sans pot d’échappement). Et, enfin, le « Prix des Amazones ». La seule épreuve non mixte de l’équitation. « Trois épreuves permettant à de jeunes cavalières, pas encore vues sur le circuit international, de se confronter aux meilleures mondiales. » Toute une phrase au féminin, soigneusement recopiée du dossier de presse. Qui ajoute, en post-scriptum au laïus concernant « l’égalité des chances devant la victoire » : « Bémol, Meredith Michaels-Beerbaum a été la première femme de l’histoire à devenir N°1 mondiale du Jumping au nez et à la barbe de ces messieurs. Aujourd’hui elle n’est plus que N°7. Pour une bonne raison : elle attend un heureux événement qui devrait arriver à l’époque du Jumping de Bordeaux. Elle avait demandé une faveur toute naturelle : que ses points soient gelés pendant la période de son arrêt maternité. Elle a reçu une fin de non-recevoir de la part de ses collègues masculins. Le jumping est sans doute un sport qui se féminise, mais où le machisme a encore sa place ! »
Flash-back. En octobre dernier plusieurs voix féminines avaient ici même réagi au post qui soulevait, justement, le problème moral posé par cette requête de Mme Michaels-Beerbaum. À la question de savoir si la grossesse d’une cavalière relevait de l’aléa, au sens d’un fait imprévisible dont serait victime un compétiteur parmi d’autres, ou d’un élément constitutif de la nature de l’individu prise en compte dans son rapport aux autres concurrents (la grossesse relève-t-elle de « l’épisode personnel » ou de « l’injustice collective » ?), une majorité de femmes plaidaient pour la première option, conférant à la grossesse, et plus largement à la maternité, un caractère identitaire et non sportif. Mme Michaels-Beerbaum n’avait plus, alors, qu’à assumer son état, sans demander la moindre compensation. Une position qui met en cause le bien-fondé de ce « Prix des Amazones ». Car comment soutenir la thèse de «l’injustice» en l’étayant par une approche «machiste» du seul sport mixte ? Et comment concevoir une version sexuée de l’unique discipline qui ouvre une porte commune à « l’égalité des chances » ? Sans compter qu’une épreuve de CSO réservée aux femmes sous-tend un équivalent masculin, que les défenseurs de la mixité jugeraient avec raison comme un retour en arrière impardonnable. Nous sommes aujourd’hui tous égaux, sur un cheval – à niveau de cavalier comparable, bien entendu… (L’endurance, par exemple, fait preuve d’une parité exceptionnelle avec trois hommes et trois femmes aux six premières places nationales.) Dans ces conditions, l’organisation d’une épreuve de filles devient une simple opération de communication, peut-être liée à une ville dont le Maire, précurseur, imposait en son temps les «Jupettes» au monde politique – expérience gouvernementale qui tourna court, mais qui présenta l’avantage de poser le problème paritaire. À moins que l’initiative relève du marketing, dont les spécialistes n’oublient pas que l’équitation concerne à 80% les femmes. D’ailleurs, mesdames, vous êtes probablement une grande majorité à lire ces lignes.
Pour joindre Bordeaux et ses amazones : www.jumping-bordeaux.com
12:00 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jumping international de bordeaux, cso bordeaux, coupe du monde cso, fei wrld cup drinving, championnat du monde d'attelage, prix des amazones, amazones à bordeaux, meredith michaels-beerbaum, mixité dans le sport, mixité équitation
27.01.2010
Hermès de voyage
Profitant du dernier spectacle signé Bartabas, Darshan, « vision du divin » tournoyant sur elle-même, Jean-Claude Ellena présentait son nouveau parfum, Voyage d’Hermès. Les sacs à dos n’ont pas de sexe, aussi ce Voyage-là sera-t-il mixte. Et pour pousser plus loin l’aventure, Pegase en personne sera le héros du film, en avril. Ne restera plus, alors, qu’à suivre le fil.
19:02 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage d'hermes, hermes, parfum hermes, pegase
Comment dire ?
Protégez-vous ?
(Conception Ingrid Varetz / Réalisation Yoann Lemoine / Illustrations Barthelémy Maunoury)
18:54 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aides, aides graffiti, publicité aides
Rambouillet’s Anatomy – saison III
À l’origine programmé sur le site de Bel Air - La Forêt, zone Natura 2000 reclassée zone sans risque afin d’y lancer des travaux pharaoniques toute proportion gardée nous sommes à Rambouillet, le Salon du Cheval de la capitale mondiale des Yvelines (78) devait être annulé suite aux revendications légales d’une poignée d’écologistes, Yann Arthus-Bertrand en tête, très attachés aux bestioles marécageuses de ce parc protégé par la convention de Genève des arbres et jardins. Puis, après enquête et tergiversations, il se voit déplacé sur l’hippodrome, qui s’y connaît en chevaux. Mais hier le feuilleton atteint son climax. Le Salon du Cheval de Rambouillet aura lieu sur le site du Haras des Bréviaires. Après tout, le Paris-Dakar se court en Amérique du Sud… Nouveau rendez-vous, donc, là-bas aux Bréviaires (78, toujours), somptueux complexe équestre qui autorise l’accès aux pelouses. Du 12 au 14 mars. À moins que la date ne change pour cause de réquisition des bâtiments publics un jour d’élections.
10:08 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : salon du cheval de rambouillet, salon sur zone natura 2000, yann arthus-bertrand, haras des breviaires
26.01.2010
Deux jours à tout Cassen
Si vous l’ignorez, ce qui reste plausible au regard d’une communication pour le moins légère, les 13 et 14 février prochains auront lieu les « Journées de l’Endurance ». Deux journées organisées à Cassen, dans les Landes, malgré la défection de Gérard Nicolas, traditionnel metteur en scène de ce rendez-vous annuel de la grande famille Endurance, qui, « faute de sujet porteur », a cette année jeté l’éponge (comme disent les assistances sur une aire de grooming située à 800 mètres du point d’eau le plus proche). Prétexte singulier quand on connaît le nombre de « sujets porteurs » soulevés au cours de la saison dernière – depuis les nouveaux règlements FFE jusqu’à la qualité des Juges en passant par les directives en matière de dopage officiellement validées par la FEI ou la sélection nationale pour les Jeux Équestres Mondiaux de Lexington. À ceci près que, globalement, ce sont là des « sujets » qui fâchent. Il y a comme ça des années qui sombrent au fond des crises… Aussi fallait-il un certain courage aux organisateurs volontaires de cette édition 2010, qui, d’emblée, tentaient de rassembler le plus grand nombre autour de l’événement. À commencer par les instances fédérales, auxquelles ils envoyaient, le 4 décembre 2009, « un message pour les informer, et proposer un entretien afin de construire, ensemble, les diverses interventions pour ces Journées de l’Endurance ». Réponse desdites instances (en date du 14 décembre) : « aucune personne représentant la Direction Technique Nationale de la FFE ne sera présente lors de votre manifestation ». Décryptée, cette réponse signifie simplement que la FFE ne reconnaît pas la « manifestation » – dont les organisateurs, sous-entendu, ne représentent rien. Ce qui est vrai, à condition de ne pas considérer l’Assemblée Générale de l’ACCAPE, principale association reconnue de cavaliers d’endurance, censée se tenir durant ces Journées. Néanmoins, si ces arguments officiels semblent fondés d’un point de vue juridique, ils expriment une réalité fédérale : son indéfectible volonté de ne pas prendre parti sur des questions dangereusement épineuses – et encore plus dangereusement partagées par un grand nombre de cavaliers. Un non-point de vue que la FFE semble souhaiter général, au point de faire pression sur certains de ses proches afin qu’ils boycottent l’événement quand ils y sont conviés. Or, si le lobbying est ordinairement de bonne guerre, celui-là sent l’éther. Sans garde-fou, la Fédération fait et défait à l’envi son réseau, dont il faut être pour être. Certes, l’ordre reste indispensable à la bonne marche d’une entreprise, notamment associative. Mais sans partage et sans contradiction, le pouvoir devient raison d’état, et certains états ont tendance à ne pas entendre raison. Ces « Journées de l’Endurance », quelle que soit leur conformité éthique, ont le mérite de poser les faits à travers différents points de vue, et ainsi d’en faire évoluer la lisibilité. Il s’avère donc, effectivement, très «dommageable» que la FFE n’en livre pas son interprétation. Car aucune décision, à son niveau, ne se prend pas sans raison.
19:34 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journees de l'endurance, gérard nicolas, endurance équestre, ffe, jeux équestres mondiaux, jem, accape, lobbying équitation
Un singe en hiver
Les mois se suivent et, sans pitié, HyppoBlog perd une place sur la ranking list Wikio, qui classe inlassablement les amis virtuels des bêtes. Troisième en novembre, le voici quatrième, derrière, unique satisfaction, plus fort que lui, dont un « chat qui ronfle ». Aussi, pour tenter de remonter la pente vicieuse du déclin blogosphérique, je propose ici un document qui risque de révolutionner le Monde vivant, le nôtre et celui de nos cousins les animaux : le premier film entièrement réalisé par des singes – qui malgré les progrès en matière de génétique s’avèrent intimement plus proches de nous qu’une moule ou qu’une tomate (dont personne n’a jamais vu la moindre œuvre audiovisuelle, CQFD). Ce n’est certes pas un chef-d’œuvre, mais la Nouvelle Vague elle-même a connu des débuts difficiles. Et, peut-être, dans une vingtaine d’année, à l’instar de ces éléphants indiens qui peignent pour les touristes avec leur trompe, ou les rats qui activent manettes et boutons pour arriver à leurs fins, les animaux sauront-ils manier des outils de communication adaptés. En attendant, mon cheval, littéralement fasciné par le concept du Pet Movie, a décidé, avec quelques camarades de paddock, de tourner un grand documentaire sur la vie sociale du rhododendron. Je crains le pire, mais en tant qu’ami des bêtes, je soutiens le projet.
19:27 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : classement wikio blogs animaux, blogs animaux, premier film réalisé par des singes, pet movie
Médaille Dior
(Photo : François Guillot pour Dior)
L’été approche à la vitesse des défilés haute couture. Et l’été sera chaud avec John Galliano, qui pour Dior a dessiné une «amazone moderne» – dont « l’œil de biche perce un voile de plumetis, se glisse dans des vestes d'équitation, des jupes amazones caressant la cheville et des robes dos-nu ». Personnellement je frissonne. «Alors que retentit l'écho de chevaux au galop, elle surgit cravache à la main en jupe charbon drapée sur la hanche et étroite veste rouge.» Mesdames, terminé la polaire bleu ciel aux manches boueuses. Dorénavant la veste se porte cintrée, le casque haut-de-forme. Et la cravache près du cœur.
18:44 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : défilés haute couture, john galliano, dior, amazone, amzonde par dior











