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30.07.2008

Les JO mis à nu

95261504.jpg(Illustration : Nate Williams)

Un journaliste britannique et pointilleux, Alastair Lawson, vient de remettre deux poils à un laboratoire d'anthropologie de l'université Brookes, à Oxford. Deux poils, oui. Mais pas des poils comme vous et moi. Deux poils qui viennent du Meghalaya, un état bien tranquille du nord-est de l'Inde dans la région des collines de Garo, pas loin du Tibet. Je ne connais pas non plus mais on me dit, car je déjeune souvent avec une encyclopédie Universalis en ce moment, qu’il s’agit d’une région de forêts denses et souvent inaccessibles. Hmm Hmm… La forêt de Blanche Neige quand elle court seule en haillons la nuit poursuivie par une bête à barbe – qui n’a rien à voir avec nos poils du jour. Là-bas, au Meghalaya, les gens (autant que cette expression puisse signifier un chiffre quelconque) croient dur comme tungstène en l'existence d'un « grand animal de forme humaine et recouvert de poils ». Nous y voilà. L’empire Britannique vient de croiser le mande barung (homme de la forêt en tibétain) – plus connu par chez nous sous le terme yéti. Aux dernières nouvelles, car je dîne régulièrement avec James Bond, les anthropologues d’Oxford (qui n’est plus ce que c’était, tiens) n'ont pu attribuer ces poils à aucun primate connu. Du coup ils ont confié leurs poils à des généticiens de Cardiff, qui vont pratiquer une analyse ADN – mais à Cardiff on reste sceptique, la dernière fois qu’on leur a présenté des poils inconnus, ils venaient d’une chèvre… Néanmoins, s’il ne s’agit ni d’un homme des montagnes, ni d’une chèvre, ni d’une voisine du journaliste en question, ce pourrait être un poil de l’ancêtre préhistorique de mon cheval, qui aurait donc des ascendances asiatiques, ce qui n’expliquerait en rien son atavisme pour les barrières métalliques vu qu’à l’époque Hong Kong n’avait pas l’électricité. Je vais donc suivre cette affaire de près. Malheureusement pour eux, les autorités chinoises ont d’ores et déjà refusé qu’un yéti, ressortissant tibétain, participe aux JO. Il est aussi interdit de courir à poil…

Espérant que ces quelques lignes ne soient pas rasées par Pékin.
 

28.07.2008

Blog de cheval

Exit la version bêta, voici en ligne le tout nouveau portail de blogs signé Haras Nationaux, BlogsCheval.net – grâce auquel, ou à cause duquel vous rayez la mention inutile, je noircis quelques lignes dans la blogosphère (j’aurais pu aller ailleurs mais où mieux qu’ici aurais-je pu parler cheval ?). Alors si vous êtes vous-même chevalier, et a fortiori cavalier cavalière dresseur dompteuse clown équestre ou sœur jumelle de Nicolas Touzaint, exprimez-vous… Le fin du fin restant de convaincre votre cheval d’ouvrir le sien, de blog, mais c’est une autre affaire – essayez d’écrire « avoine » sur un clavier avec un sabot.
Ici : http://www.blogscheval.net/

25.07.2008

Let's dance

Je ne suis pas fan de dressage.
Mais je suis le plus grand danseur du monde. Si si. Donc, ceci. 

Gros chevaux sous le capot

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Après la H Box et une exposition à Pékin, The Tale of Silk, Hermès, qui en découd cette fois avec son image de mécène, accueille Erwin Wurm, du 25 septembre au 4 octobre 2008, rue du Faubourg Saint Honoré (c’est là qu’ils habitent). Erwin Wurm, c’est cet Autrichien barré (mais pas perdu) qui, l’année dernière, a fait pendouiller un bateau mou par-dessus un pont près de Nantes (très drôle) ou, au début de cette année sous le Hangar à Bananes, toujours à Nantes, a exposé cette « Ferrari obèse ». L’automne prochain, l’artiste posera donc son regard affûté sur des hommes Hermès, et mettra en scène son célèbre One minute sculpture – concept qui associe une personne à un objet. Vous êtes plutôt brosse à dents ou fer à cheval, vous ?

Dans la knol

Après Larousse et son « encyclopédie participative » (nous en parlions ici même au mois de mai), Google ouvre Knol, un site sur le même principe – à moins que Larousse ait eu vent de l’idée avant la mise en ligne… Quoi qu’il en soit, vous pouvez, en anglais pour l’instant mais vous trouverez bien un bachelier désœuvré pour traduire la chose, déposer la définition (une page maximum) d’un terme afférent à votre sujet de prédilection. Et attention, vous signez l’article (vous pouvez même le lier à votre biographie) donc vous êtes responsable du contenu, et vous seul(e) pouvez y toucher. Techniquement ça ressemble à un blog, même si, paradoxalement, Cédric DuPont (à l’origine du projet) veut « se démarquer du modèle le dernier qui parle a raison ». Et comme on est chez Google, les articles seront publiés en fonction de leur popularité (histoire de stimuler la compétition entre internautes), et on peut y intégrer des publicités (et bénéficier « d’une part » des revenus générés). Alors si vous avez quelque chose à dire sur les courses d’endurance poitevines au XIXème siècle ou sur les méthodes d’entraînement du CSO aztèque (ce sont des exemples), c’est le moment où jamais…
Ici : http://knol.google.com/k#

Hot-Horse – avec moutarde

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À tous ceux qui ne sont pas en vacances ou, mieux encore, aux parents qui ont envoyé leur progéniture en colo à Knok-le-Zout, je propose un week-end d’entraînement intensif… Demain (nous serons le 26 juillet), vous vous levez vers 10h00, et vous vous rendez au Haras du Pin – le cadre est magnifique, les écuries sont royales, le soleil est normand. Là, vous trouverez quelques dizaines de cavaliers internationaux qui tenteront de gagner une course d’endurance (125 Km) – je n’y serai pas, mon cheval s’entraîne pour les JO : il décale ses heures de sommeil dans la journée pour suivre l’intégralité des épreuves en direct, la nuit. Entre deux boucles (ce qui vous laisse une heure trente environ), vous ferez bien attention à optimiser l’angle de votre visage par rapport au soleil afin de bronzer au mieux, sachant, donc, que vous ne risquez pas la brûlure au deuxième degré... Et tout en évitant la buvette, d’une part parce qu’il vous faut garder des forces pour la suite des événements, ensuite parce que j’ai testé les gendarmes sur la route qui vous mènera vers Paris. Sont tatillons les gars… Vers 18h00, heure à laquelle normalement la majorité des cavaliers auront terminé leur course dans la sueur, vous récupérez votre automobile, direction Porte de Bagnolet (Paris XX). Vous allez directement à La Flèche d’Or – un lieu étonnant, ancienne gare ferroviaire de la petite ceinture, où accessoirement vous trouverez un restaurant, un bar et une bonbonne d’hélium à disposition pour parler comme l’affreux maire de Toonsville (en VF) dans Roger Rabbit. Au programme, un concert dont je ne peux pas dire grand-chose puisque Philippe Manœuvre ne critique plus que les amateurs : Horse meet Disco – It’s hot to trot ! Si. Comme je vous le dis. Un concept qui nous vient de Londres, où ni les rollers ni les vélos n’ont détrôné le classieux et fluorescent policier à cheval.

PS. Je mets en grand l’affiche du concert dans l’album De l’art du cheval (ci-dessous à gauche). Qui vaut le détour. Et quel détour…

Ici : http://vttsi.free.fr/Pages/Page_Pratique/Infos_Tourisme/I...
Et là : http://www.flechedor.fr/

23.07.2008

Concours après les bonnes idées

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Lancement (officiel le 20 septembre) du « 1er concours de projets innovants pour la filière équine », j’ai nommé équidéfi - organisé de concert par les Haras nationaux, le Pôle de compétitivité Filière équine et Normandie Incubation. L’idée, c’est d’offrir à l’entrepreneur le plus audacieux et au chercheur R&D le plus imaginatif la possibilité de réaliser leur fantasme. Délire. Tout est possible. L’ascenseur à cheval, la machine à ferrer, le distributeur de carottes, l’étrier en tungstène ignifugé, le sanibroyeur à crottin… Je vous en parle dès aujourd’hui car un peu de soutien relationnel sera le bienvenu (les amis de vos amis seront leurs amis). Pour ma part je suivrai l’évolution de cette machine à idées de près. Peut-être même que je pourrais moi-même en avoir une ou deux, d’idées, si mon psychopathe de cheval continue à entendre des voix – un équi-Pod ?
Ici (bientôt) : www.equidefi.com
Ou là (maintenant) : http://blogequidefi.blogscheval.net/

Un Marcel de luxe

Bonsoir, auriez-vous une chambre de libre pour mon cheval et moi ? Aussi faut-il espérer que les chambres auront deux lits, dans ce futur (début du chantier en septembre) hôtel de luxe qui va venir parachever l’Espace Marcel Rozier – au haras des Grands-Champs, à Bois-le-Roi dans le sept sept. Un hôtel trois étoiles (coût estimé : 24 millions d'euros cause bâtiment HQE – fait pas les choses à moitié Marcel…) qui vient conclure le projet de l’ancien champion olympique d'équitation, à savoir créer un « complexe pour cavaliers unique en France ». Trente chambres cinquante-cinq studios un spa une piscine un parking et – le top – une forêt intérieure (en fait, des murs de verdure séparant l’hôtel des écuries). Mais le vrai luxe serait qu’on enlève toutes les barrières métalliques dans un rayon de cent kilomètres (mon cheval étant toujours allergique à tout bruit métallique dépassant les 0,0005 décibels en cas de contact avec mes étriers). Si c’est le cas, je lance une souscription nationale et je m’abonne.

18.07.2008

Hermès au complet

Diane avait raison, Hermès égale équitation. Sans elle pas de sel. La maison du Faubourg Saint-Honoré va donc reprendre les rênes de son identité. Trois événements au programme estival.

Inauguration, le 16 août prochain sur l’hippodrome de La Touques de Deauville, du premier Galop Hermès – une course organisée avec France Galop, réservée aux plus grands (attention à l’oxymore) jockeys internationaux.

Parrainage de l’épreuve d’attelage du R.I.D.E. 2008 (Rencontres Internationales des Disciplines Equestres – du 19 au 21 septembre, toujours à Deauville mais sur l’hippodrome Clairefontaine cette fois). En prime, Hermès réalise tous les trophées du concours – dommage, il n’y a pas la moindre épreuve d’endurance, mon cheval aurait adoré une brosse siglée H.

Re-parrainage du concours international de dressage Equita’Lyon, à Lyon (donc), du 29 octobre au 2 novembre.

Bref, cet été Hermès reprend ses couleurs.

17.07.2008

Vie de chien

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(Photo : Ryan McGinley)

L’animalité qui habite en chacun d’entre nous. Tel est l’axe développé par la prochaine campagne Wrangler - We are animals. Un film et une série de photos qui nous placent dans des situations totalement bestioliennes – on lape dans une flaque, on renifle dans la bouillasse, on chasse dans les roseaux, on dort sur un caillou – toujours en jean bien sûr. Heureusement on ne porte personne sur son dos. À croire que le cheval n’est pas, ou plus assez sauvage pour être considéré comme un animal. Mais pire que le cheval dans la non-animalité, car il représente quand même la liberté brute et c’est bien pour ça qu’on s’échine à monter dessus jusqu’à Pékin, le chien semble être définitivement devenu notre alter ego – même s’il mord le facteur. À Séoul, capitale post-olympique de la Corée du sud qui a mis depuis le cap à l’ouest, deux laboratoires proposent aux propriétaires de chiens, pour la modique somme de 100 000 $ (dans le cas, j’espère, d’un croisement dogue allemand matin de Naples), de cloner leur caniche. La publicité revendique le pouvoir de dupliquer n’importe quel épagneul breton à l'identique – voire de reconstituer le patrimoine génétique de l’épagneul en question après sa mort. L’éternité pour pâtée. Le capital confiance des deux laboratoires repose sur un exploit, le clonage réussi d’un « super chien renifleur » pour la police. Immédiatement je rebondis sur le cheval (ce que j’évite pourtant de faire la plupart du temps). Au regard des résultats européens très peu probants en matière de clonage équin, pourquoi ne va-t-on pas demander conseil aux coréens ? Il y a longtemps qu’ils ne mangent plus les chiens.

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