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05.11.2008
Noir comme un cheval blanc
Entre les jours qui nous dépassent et les nuits électorales qui nous surpassent, le temps prend des couleurs et c’est tant mieux. Sinon ma course de dimanche (toujours une 60Km, pour garder la forme tout au long du long hiver tout froid qui nous attend) a laissé beaucoup moins de traces sur mon corps nouvellement musclé le long de la colonne vertébrale – des muscles qui ne portent pas de nom, d’après une camarade médecin, à moins que la vodka agisse aussi sur les esprits scientifiques, ce qui expliquerait la coiffure néo-afro d’Albert Einstein. Une course normande sans encombre, si l’on exclut un manque évident de motivation sans cravache, une vitesse insuffisante à cause de terrains polybouillasseux (avec de la boue partout recouverte d’une autre boue plus boueuse encore, donc), et quelques écarts à 1,7 millimètre d’un fossé d’évacuation des eaux que je serais probablement mort dissous si j’y avais trempé un bout de shaps. Il a fallu se battre pour arriver dans les temps. Une victoire sur ma patience. Mais le principal est ailleurs car pendant ce temps-là les États-Unis réfléchissaient, et pour une fois depuis huit ans ils pensaient bien. Je dédis donc cette victoire-ci aux Américains, qui ont enfin misé sur le bon cheval.
20:33 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : course d'endurance, endurance, einstein, shaps, élections américaines, cheval





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