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17.11.2008

Rencontres bien cavalières

Depuis quelques semaines (en France) fleurissent des sites de « rencontres » spécifiques au monde équestre. Personnellement j’y vois un nouveau (et bizarre) paradigme marketing. À l’origine, un service de « rencontre », depuis Union Magazine jusqu’à Meetic, vend une offre bien délimitée : la mise en relation d’un individu avec l’autre – un autre idéalisé, répondant à des critères prédéfinis ou, plus pragmatiquement, à une attente précise (casser la solitude, danser la rumba bolivienne, faire des enfants, déboucher la baignoire, etc). Or, un site comme equiflirt.fr (reiterflirt dans sa version allemande d’origine – ce qui explique que les abonnés parlent tous une langue étrange) ou le plus récent equiandlove.com, ne proposent pas de trouver la perle rare, mais de créer un triptyque original : un homme, une femme, un cheval. La rencontre se fait donc à trois. Pour bien comprendre l’intérêt marketing du principe, il faut réfléchir une ligne ou deux sur la notion de « communauté ». Une communauté se forme toujours autour d’un objet, lui-même révélateur de valeurs, seules capables de générer un sens commun, et donc une identité au sein d’un groupe ainsi dessiné (voire une identité tout court). Et si les cavaliers forment une communauté, il n’en est rien pour les célibataires qui, globalement, n’en défendent pas les valeurs et, fait bien étrange, la plupart du temps ne cherchent qu’à en sortir – je prends un exemple chez equiflirt, celui d’une « femme 26 ans cherche homme », qui indique dans son « à propos de moi » : « Bonjour, cavalière et monitrice comblée par mon métier il ne me reste plus qu'à partager ma passion... ». Or, en matière de « rencontres » (soft…), il y a trop d’offre en quantité, et pas assez en qualité. L’intérêt de ces sites de « rencontres cavalières » réside donc dans l’ouverture à une communauté resserrée, celle des célibataires en quête d’un bonheur parallèle à celui que leur procure leur passion de l’équitation. Mais, s’il s’avère difficile de dresser un mapping digne de ce nom de la population équestre, ma grand-mère, qui fréquentait pourtant peu les chevaux, disait souvent :"Il y a des bons et des cons partout". Comment, alors, ces sites hyper spécialisés peuvent-il assurer une offre purement qualitative à même de garantir à leurs clients (car tous ces services sont bien évidemment payants) un service plus efficace et plus rapide qu’ailleurs ? Parce que, à moins d’épouser le cheval...

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Commentaires

Pierre, sur le blog Yaaah (http://www.yaaah.fr/vu-sur-internet/vu-sur-la-toile/je-rigole-grace-au-site-equiandlovecom/), rebondit allègrement sur ce post, et met le doigt sur un autre problème "pratique" relatif à ces sites de rencontre : le déséquilibre entre les hommes et les femmes chez les cavaliers, qui sont majoritairement des cavalières. C'est ce qu'on appelle une "niche", en marketing.

Ecrit par : HyppoBlogueur | 18.11.2008

Jef, le webmaster du site equiandlove.com a répondu aux propos sarcastiques que Pierre a émis sur notre site, et a remis les pendules à l'heure, sur le blog Yaaah (http://www.yaaah.fr/vu-sur-internet/vu-sur-la-toile/je-rigole-grace-au-site-equiandlovecom/)

Ecrit par : Jef | 01.12.2008

Jef, n'étant pas webmaster, je n'entrerai pas dans le débat ouvert avec Pierre sur Yaaah. Par contre (je profite de votre intervention ici - et vous souhaite la bienvenue, pendant que j'y suis...), je reste sur ma faim sur votre approche marketing du site equiandlove, que vous semblez ne pas considérer comme un site de (simples) "rencontres amoureuses". Mais alors, what else ?

Ecrit par : HyppoBlogueur | 01.12.2008

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