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28.11.2008

Le Pirelli est à venir

2018661635.jpgIl fait 56 pages – ce qui peut sembler bizarre pour un calendrier je vous l’accorde. Mais comme il est signé Pirelli, on lui pardonne (à défaut de l’accrocher au mur de son salon). Pour l’année 2009, Peter Beard photographie le Botswana – d’où la présence récurrente de pachydermes à grande trompe. Accompagnés, bien entendu, de jeunes femmes dévêtues de peau de bête en lycra (ici présentées, Rianne et Lara Stone), allégories gravement callipyges de la nature qui « lance un cri de colère et se rebelle face à l’incapacité de l’homme à allier le développement et la croissance avec sagesse et dans le respect de toutes les diversités ». Boudiou.

Monsieur Pirelli, si l’année prochaine vous décidez une série équestre, symbole évident d’un retour rousseauiste à l’aube d’une humanité en phase avec l’équilibre naturel et l’odeur du crottin au petit matin, mon cheval et moi-même nous tenons à votre entière disposition…

25.11.2008

2 points à Saint-Cloud

1474843898.jpgLoin de moi l’idée de donner le moindre conseil à Christophe Soumillon, cavalier hors paire actuellement en Afrique du Sud pour courir le Championnat du monde des jockeys, mais, quand même, Christophe, est-il bien prudent de téléphoner en plein sprint ?

Autriche pas au jeu

776929564.jpg(Photo : Elizabeth Toll)

La nouvelle semble anodine et pourtant... Le groupe Amaury, dont le rayon « événements sportifs » pèse en gros 150M€ (mais c’est son activité presse qui représente 80% de son chiffre d’affaires total…), vient de signer un accord avec Bwin, opérateur autrichien de paris sportifs en ligne (autorisés ici dès l’année prochaine). Transparent, Antonio Costanzo, son porte-parole, assume : « Bwin compte sur les qualités du groupe Amaury pour s'implanter en France dans les meilleures conditions possibles ». Donc le puzzle se met en place. On aurait pu imaginer une OPA sur le PMU mais non. Visiblement bunkerisé par des officiels, le tiercé quarté quinté va visiblement tout faire pour résister à l’envahisseur virtuel. Combien de temps, c’est une autre histoire… En attendant nous allons pouvoir miser notre argent de poche sur les événements Amaury – Tour de France, Paris-Roubaix, Paris-Dakar, Marathon de Paris. Sans oublier le RIDE – qui organisera peut-être le Prix du Soldat Inconnu l’année prochaine...

20.11.2008

Lumière sur la Malaisie

Pour ceux qui ne l'auraient pas vu en direct sur Equidia ou qui n'auraient pas la force de lire l'interview qui suit de Jean-Louis Leclerc, voici le film retraçant l'épreuve de Terengganu - 40 minutes d'un suspens interdit aux enfants...

 

 

 

Après l’épreuve de la Malaisie, l’endurance nationale tente de comprendre les raisons d’un coup dur (je rappelle, donc, que la France n’est plus championne du Monde, ni par équipe ni par personne). Et qui mieux que l’entraîneur en chef, Jean-Louis Leclerc, qui ne connaît des chars que ceux qui les tirent, pourrait nous l’expliquer ? Alors pour bien tout comprendre, je reprends son interview dans « La Lettre Fédérale » – officine officielle de l’endurance française.

Vos premières impressions ?
J-L L. Je suis déjà déçu, parce que nous avions de vraies chances de médailles. Concernant l’événement en lui-même, l’organisation était correcte, mais les conditions climatiques difficiles, et courir la course de nuit n’a pas aidé. C’était plus une aventure qu’une course. La visibilité était nulle et, en dehors de la lampe frontale, on ne voyait rien. Il était très difficile de gérer l’équitation pure.

Vos impressions sur la course ?
J-L L. C’était une course de plat donc pas très technique. Une course tout de même difficile à gérer à cause de la nuit puisqu’on ne voit rien, donc on ne peut pas gérer le sol, ce qui est certainement la cause de l’élimination de nos deux chevaux pour boiterie. De plus nous n’étions pas suffisamment prêt pour une course de ce profil… Néanmoins, je tiens à souligner la bonne tenue de l’élevage français puisque parmi les douze premiers nous retrouvons huit chevaux français dont deux sur le podium.

Que préconisez-vous ?
J-L L. On doit pouvoir s’entraîner autrement pour rester au niveau. Et vu le type de course qui se dessine, l’endurance est en train d’être modifiée en profondeur. Nous n’avons plus de course technique et il y a de plus en plus de courses de plat. À Lexington, lieu des prochains Jeux Mondiaux, ce sera plat, l’an dernier aux Europes, c’était plat. Des courses du type Aix-la-Chapelle, il n’y en a presque plus. Il va falloir adapter notre entraînement.

Prochains objectifs ?
J-L L. Nous avons tout d’abord les Championnats d’Europe l’an prochain en Italie, mais surtout les Jeux Équestres Mondiaux en 2010. Je ne baisse pas les bras, on va y arriver…

Moralité. La nuit, il fait plus noir en Malaisie qu’en France, et c’est plat comme partout sauf en Allemagne, et jusqu’en 2009 toute l’équipe de France mange des pâtes.

M. Leclerc, sachez que mon cheval a été élevé aux Lasagnes…

18.11.2008

Visa pour mon cheval

1458850447.jpg(Photo : Arthur Elgort)

Après les femmes, les enfants, les abonnés au téléphone et les développeurs durables, les cavaliers vont pouvoir utiliser la carte bancaire de leur communauté. Oney banque Accord (Groupe Auchan) lance la carte « Cheval » – le 6 décembre au Salon du même nom. Avantages affichés : 15 à 20% de réduction sur tout ce qui touche à l’équitation (matériel, équipement, assurances, etc), et quelque ristourne sur « les voyages et les loisirs ». Comme les autres cartes co-branded (co comme co, branded comme marquée), pas besoin de changer de banque pour obtenir cette Mastercard, qui aura les mêmes fonctions d’une carte pas co-branded (enfin, jusqu’au 20 du mois…). Par contre j’ignore encore si, comme la plupart des autres cartes co-branded (celle-ci coûte 3€ par mois), un pourcentage sera prélevé sur les transactions – c’est le principe : à chaque utilisation, une part, minime, ajoutée de la somme va à l’organisme diffuseur, qui dispatche suivant la cause. Aucune arnaque là-dedans, simplement la possibilité offerte aux utilisateurs d’« agir » au quotidien. Je ne saurais néanmoins trop vous conseiller de vérifier le fonctionnement de cette carte « Cheval ». Qui peut avoir son intérêt à l’approche des cadeaux de Noël. D’autant que le mien a commandé son poids en cartes Pokemon. Il est bizarre en ce moment…

Première annonce officielle (19 Novembre), ici : http://www.haras-nationaux.fr/portail/index.php?id=4021&a...

Moi aussi JEM la Normandie

Ça y est. Nous voilà officiellement candidats à l'organisation des Jeux Equestres Mondiaux 2014. Quand je dis nous, dans un élan national des plus inhabituels pour les représentants de ma génération (quasi) post-soixante-huitarde, j’évoque la Région Basse-Normandie, qui met depuis des mois le paquet sur sa motivation. J’en veux pour preuve la déclaration de Christian Paillot, vice président de la FFE : « La basse Normandie présente un dossier très sérieux, appuyé par le Président de la république Française et le gouvernement Français ». Si nous ne gagnons pas avec autant de supporters, c’est à n’y rien comprendre…

17.11.2008

Terengganu de jouer

1198384112.jpg(Photo : Frank Meyl)

La France avec un grand « R » brille en endurance – même TF1 le clame, dans son sujet sur Uzès du 17 octobre dernier voir ici. Sauf que depuis cette date, pourtant pas si lointaine, la situation a bien changé. La dernière édition du FEI World Endurance Championship, qui a eu lieu le 7 novembre à Terengganu (Malaisie), a vu la victoire par équipe des Émirats Arabes Unis (UAE), suivis par le Qatar et le Bahreïn – quant au classement individuel, c’est l’espagnole Maria Mercedes Alvares Ponton qui l’emporte. Évidemment les mauvaises langues diront que les équipes étaient dopées aux pétrodollars. Que leurs cheiks respectifs ont tout acheté – chevaux, cavaliers, entraîneurs, sélectionneurs, organisateurs, et même l’usine Toyota pour l’assistance. Pourtant, l’équipe de France, ex-championne du monde, donc, ne réunissait ni des débutants ni des corruptibles. Pas plus que les autres teams des 33 pays inscrits, dont l’ensemble des principales nations d’endurance. Comment expliquer, alors, cette domination moyen-orientale malheureusement susceptible de ternir la réputation journalistique de TF1 ? Peut-être par une vision à long terme de la discipline. Peut-être par l’inaltérable volonté, depuis des années, de savoir s’entourer, et d’apprendre des professionnels européens. Sans doute, aussi, par une politique d’investissement, automatique et sans concurrence, des meilleurs chevaux du circuit. C’est là que le bât, s’il devait en exister un, blesse la majorité des autres concurrents. Comment rester compétitif sans les montures adéquates ? Oui, c’est vrai. Mais comment garder, aussi, ses chevaux quand on accepte de les vendre ? Quoi qu’il en soit, la compétition continue. Nous, européens et américains, avons jusqu’en 2010 (année du prochain FEI World Endurance Championship, dans le Kentucky des indiens Cherokees) pour retrouver notre moral, nos forces et des chevaux qui crachent. Et puisque le mien sera dans la force de l’âge, je vais commencer à l’entraîner tout de suite. Ce soir je lui passe Le dernier des Mohicans.
Tous les résultats, ici : http://www.eventuz.com/events/index.php?contentID=9

Knol Age

Annoncée ici voilà des mois (j’avoue, je n’ai pas le temps d’aller vérifier la date…), l’encyclopédie en ligne Knol, de Google, vient d’être lancée – en français, italien et allemand. Pour rappel, je souligne l’intérêt de la chose : signer (ce qui fait la différence avec Wikipédia) des articles faisant référence. Imaginez que votre définition de la « cravache compensée à vilebrequin » soit la première, et hop, vous voilà dans le dictionnaire. Auquel cas envoyez-moi un autographe, la compensée à vilebrequin est ma cravache préférée…

Concours dans la boue

Une seule question - une seule réponse : quel est le point commun entre ces deux automobiles ? (Un indice : non ils n'ont pas été repeints avec la bouillasse de ma dernière course...) Le premier d'entre vous à répondre fera un discours ici-même.

823464899.jpg564206612.2.jpg

Un Mall à l’endroit, un Mall à l’envers

1268986289.jpg(Photo : Cédric Delsaux)

Ce n’est pas faute de l’avoir annoncé, mais vous avez très probablement raté l’inauguration du Dubai Mall – le plus grand centre commercial au monde (plus d’un million de mètres carrés), caché à l’ombre de la tour Burj Dubaï (la plus haute du monde, enfin achevée, à 700 mètres d’altitude). Outre les 1200 boutiques et la patinoire olympique (pourquoi pas ?), l’ensemble propose une centaine de restaurants, un hôtel de luxe de 250 chambres et 22 salles de cinémas. Vous allez me dire : pourquoi tant de gigantisme dans un pays si petit ? Aussi je laisse la parole à Mohamed Ali Alabbar, président d'Emaar Properties, qui gère la boutique. « Notre volonté est de créer un ensemble touristique capable d’attirer les deux milliards de personnes vivant dans la zone d'achalandage des marchés du Moyen-Orient, de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe. » Ce qu’on appelle un concept very very worldwide. Comme si Conforama Périgueux visait une clientèle péruvienne… Mais il y a plus étonnant, encore, que ces quelques chiffres. Non seulement quasiment toutes les marques occidentales (à commencer par celles du luxe – Chanel, D&G, Dior, Missoni, McQueen, Chloé, Costume National, Zilli, etc) y feront entrer leur logo, mais certaines, comme Bloomingdales, sortiront pour la première fois de leurs frontières. Comme si le marché sentait qu’il devait non pas déménager, mais emménager ailleurs. Il serait donc temps de considérer cet « ailleurs » autrement que comme une sorte de Lune en plus chaud… Après tout, un pays capable de construire un hippodrome climatisé au milieu d’un désert de scorpions devrait savoir organiser un pique-nique pour deux milliards de touristes…
Un dernier détail : le prochain centre commercial, le Dubai Marina, ouvrira d’ici quelques mois, du côté du port de plaisance. Ça changera de Saint-Tropez…

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