31.03.2009
Endurer local, organiser global
En matière d’endurance équestre il existe deux sortes de courses. Les petites et les grosses. Pourtant, quelle que soit leur taille, ces épreuves, au-delà de leurs sandwichs au jambon de pays, ont un point commun : l’amateurisme de leur organisation, toujours assurée par des associations aux attributs forcément non lucratifs dont les budgets dépendent de fonds publics plus ou moins locaux (commune, département, région, ministères) et plus ou moins localement spécifiques (CDC, FFE, FEI). Mais en creusant un peu cette lumineuse interprétation du marché de la compétition, une troisième catégorie apparaît aujourd’hui, à la frontière de l’économie et du sport, reconnaissable à une approche professionnelle de l’événement. L’Assisi Endurance Lifestyle, championnat d’Europe 2009 organisé à Assises en Italie comme son nom l’indique, en représente une sorte de fer de lance. Organisée par Havas Sport, fleuron français (et européen) de l’entertainment sportif, l’épreuve s’intègre à tel point dans un dispositif « politique » global qu’il en devient difficile de savoir qui, de la poule ou de l’œuf, s’en trouve à l’origine. En effet, l’événement dépasse à ce point le sport que la course ne couvre qu’une seule des onze journées annoncées (du 17 au 27 septembre) dans le dossier de presse. Un dossier de presse de 42 pages qui à lui seul en dit long sur la volonté de la ville organisatrice. L’endurance, « discipline née aux USA dès la fin des années 40 » « en pleine expansion », y est rapidement présentée au début, et beaucoup en annexe. Le cœur de l’événement se trouve ailleurs – un « forum économique » avec les pays du Golfe Persique, un « colloque culture et religion » entre « voix d’Orient et d’Occident », et toute une série de festivités très éclectiques (une table ronde « Hippothérapie », un symposium vétérinaire, un « Grand Gala de l’Endurance », mais également quelques spectacles à « l’Hospitality Village » et un « Poker Texas Hold’em/Burraco »). Rien sur le jour précis de la course…
J’interromps un instant ce programme car la dépêche vient de tomber : la région Basse-Normandie, seule en lice mais ne boudons pas notre plaisir, organisera les JEM (Jeux Équestres Mondiaux) en 2014. Décision actée en Suisse par les membres du bureau de la FEI (Fédération Équestre Internationale) – qui ne compte aucun Français, donc a fortiori pas le moindre Normand. Par contre ils étaient nombreux à défendre le dossier (et en anglais de surcroît) : Philippe Duron (Député-Maire de Caen), Laurent Beauvais (Président du Conseil régional), Christian Leyrit (Préfet de Région), Laurence Meunier (Présidente du Pôle de compétitivité Filière équine) et une cavalière (il en faut), Eugénie Angot. Voici pour les lettres. En chiffres, l’événement, mondial, représente 48 millions d'euros, dont 37 viennent de fonds publics (État, Conseil régional et ville de Caen).
Revenons maintenant à notre sujet. Évidemment, on peut se poser la question du bien-fondé d’un tel détournement du « sport », relégué ainsi au rôle de « support » – support médiatique (vendre au public sa région autour d’un thème ludique) et support économique (vendre à un partenaire ciblé le dynamisme d’un tissu professionnel). Comme on a pu s’interroger, bien que l’objectif fût différent, sur l’organisation du championnat du Monde à Terengganu, dont le but affiché était d’exister aux yeux des cavaliers internationaux et des touristes en puissance. Mais comment juger ce parti pris à l’heure où Romain Mesnil, vice champion du Monde de saut à la perche, se voit contraint de courir nu dans les rues de Paris pour retrouver un sponsor, tandis que l’équipe française de football féminin pose tout aussi nue (mais mieux) pour « faire parler » d’elle ? En France l’endurance équestre, assise entre la chaise du sport et celle du tourisme, représente une opportunité pour les collectivités locales désireuses de se développer par le prisme d’un secteur doublement porteur. Pourquoi, alors que l’endurance équestre génère ainsi des retombées (et je ne parle pas de mes chutes), ne pas profiter, en tenant compte de ses spécificités techniques (comme le tracé du parcours), d’une structure publique capable de s’offrir les services de professionnels et créer un événement de poids, au bénéfice de chacun ?
Cela dit, je propose quand même de remplacer le tournoi de poker par autre chose – pétanque ?
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30.03.2009
Du taff pour le turf
Parce qu’il n’y a rien de moins libéral qu’un libéral qui protège ses intérêts, l'Association européenne des jeux et des paris en ligne (EGBA), qui regroupe les principales sociétés du secteur (Unibet, Partygaming et consorts) juge « trop timide, et peut-être incompatible avec le droit européen » le projet de loi, adopté mercredi dernier par notre hyper-gouvernement, sur l'ouverture à la concurrence en 2010 des jeux d'argent et de hasard en ligne. Et l’EGBA vient gratter un peu plus où ça démange en dénonçant le protectionnisme français en la matière, posant la question de la « cohérence d'ouvrir à la concurrence les paris sportifs en ligne, alors que les paris chez les buralistes resteront sous monopole de la Française des jeux et du PMU ». Ou encore en se demandant « si le plafonnement du taux de retour aux joueurs dans une fourchette de 80 à 85% n'a pas pour but la protection des acteurs en place plutôt que celle des joueurs » (l’intérêt des joueurs étant la version officiellement française – qui a pensé par ailleurs à prendre quelques mesures, tout aussi louches vues de l’Europe, pour lutter contre la « manipulation des compétitions sportives »). Donc l’Union Européenne a jusqu’au 8 juin pour appeler Paris et Londres. Ce qui signifie que, d’ici là, inutile de chercher une place de parking à Bruxelles, elles seront toutes occupées par les lobbyistes du turf en ligne. On parie?
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28.03.2009
Galop gratte
Si vous aimez gratter autre chose qu’une urticaire galopante, le Cheval Français vient de mettre en ligne un site où gagner, à l’aide d’une pièce de monnaie virtuelle, une vraie place pour les nocturnes de l'hippodrome de Vincennes. Et si vous perdez au grattage, changez d’ordinateur.
Ici : www.sortezjouezgagnez.fr
11:57 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le cheval français, nocturnes de vincennes, turf, hippodrome de vincennes, grattage, sortezjoueezgagnez
Les pieds dans la boose
À en croire l’AFP les Irakiens ne sont pas rancuniers envers l’Histoire. En effet, à la question « citez une chose positive à mettre à l'actif de l'ancien président américain George W. Bush et aux troupes américaines six ans après l'invasion », ce sont « les bottes de cow-boys » qui l’emportent – qui, en anglais local, se prononce « boose » (« boots », sans le -t mais un gros zaccent). Bien entendu, crise et blocus obligent, les ‘tiags irakiennes viennent de Turquie, d'Italie ou de Chine – grands spécialistes des « boots » comme chacun sait. Reliquats d’une mode oubliée depuis le blouson noir de nos pères qui en ont depuis brûlé les photos, les jeunes Bagdadis prennent pour modèle occidental ces héros courbés des westerns de notre Cinéma du dimanche soir. Quant aux plus vieux, irakiens d’affaires, ils sombrent dans la version Dallas de l’Ouest conquérant, portant talons biseautés sous leur costume trois pièces. La mode a ceci de fascinant qu’elle ne s’encombre pas de morale. Il faut dire que l’Irak, dans tous ses malheurs, n’a pas eu à subir celui des subprimes. D’un autre côté leur patrimoine immobilier a été réduit de moitié à coups de bombes radiocommandées… Turfiste en temps de paix, l’Irakien moyen a peut-être besoin de se raccrocher à l’image d’Épinal du cow-boy mythique – son cheval, son chapeau, ses poings, ses boose. À tel point que la justice irakienne, formée en cours du soir à Harvard, vient de condamner à trois ans fermes ce journaliste mal élevé qui a osé lancer à la face présidentielle de Bush deux vulgaires grôles issues d’un fabricant régional – qui lui-même, dans les semaines qui ont suivi l’attentat, a vu son chiffre d’affaires multiplié par vingt. Si la mode n’a aucune morale, elle suit toujours la dernière morale à la mode.
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26.03.2009
Autoportrait pour trait
(Peinture : Bansky. Photographe : inconnu.)
La photographie c’est la vérité – et là Jean-Luc Godard ajoute après la virgule : le cinéma, c’est vingt-quatre photographies par seconde. Mais revenons au sujet. Si la photographie « représente » la réalité, la réalité renvoie au photographe. Amateur, il se constitue un album, qu’il montre à ses proches esbaudis devant ce si magnifique coucher de soleil à Bora-Bora mais c’est quoi ce doigt devant l’objectif ? Et nous pardonnons à ce jeune Doisneau du numérique – qui ne manquera pas d’ajouter sur Facebook quelques kilo-octets d’art naturaliste. Professionnel, le photographe vit de son regard. Et sans donner raison au précepte très XIXème siècle de la ligne gouvernementale actuelle en matière de droits d’auteur, n’oublions pas que le photographe professionnel, comme sa dénomination l’indique, vit de ses photos. Donc, bien qu’il soit très facile de copier une image informatique, puisqu’un doigt suffit et que globalement nous en avons dix chacun, n’oublions pas que sa « re-production » reste liée à un contrat avec son auteur. Je dis ça pour avoir entendu, souvent, ces professionnels de l’image se plaindre de l’utilisation « sauvage » de leurs travaux. Et ça c’est mal. Non pas qu’il faille payer pour chaque image, car le web aujourd’hui est un « lieu de partage », mais nous devons partager le bénéfice de son utilisation – et a minima rendre à Nikon ce qui appartient à Nikon : citer nos sources. Y compris lorsqu’il s’agit d’une photo de son propre cheval – car si le cheval nous appartient, à qui appartient sa « représentation » ?
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25.03.2009
Quand je n’ai plus de bleu, je mets du rouge (Picasso)
Les 25 et 26 avril prochains aura lieu à Aurillac dans le Cantal une sorte de festival de Cannes du cheval – organisé par le magazine Cheval Attitude. Y est annoncée dans le dossier de presse une brochette épicée d’artistes (Madonna étant malheureusement ce week-end-là en stage de Galop 2). Jean-Marc Imbert, artiste international équestre – « le premier à avoir présenté des numéros sans bride et sans selle ». Pieric, « le clown équestre ». La Compagnie Impulsion, avec Gyslain Cayla et ses élèves – « cascades, voltiges, postes hongroises et autres tableaux décoiffants ». L’École des Chevaux de Régagnas, avec Yasmine Coissieux – « où le dressage académique rencontre la liberté créative ». Et comme il n’y a pas que l’art dans la vie, mais également des stock-options, vous pourrez y rencontrer des professionnels de niche qui aborderont, au cours d’une série de conférences, des sujets encore plus pointus – un seul exemple, qui ne lasse pas : « Le shiatsu équin », par Christian Pequillet et Brayshiatsu. Le crottin, c’est dépassé… Enfin, « cerise sur le gâteau », Icare, « le cheval peintre », réalisera deux œuvres originales (signées ?), vendues aux enchères « ou » tirées au sort. Si vous avez raté la vente des collections Bergé - Saint-Laurent au Grand Palais, c’est le moment de vous rattraper…
Pour tout renseignement sur l’événement : sandrine.bertrand-nel@cheval-attitude.com
20:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cheval attitude, madonna, jean-marc imbert, pieric, clown équestre, cie impulsion, gyslain cayla, régagnas, yasmine coissieux, shiatsu équin, sandrine bertrand-nel
20.03.2009
Manifesto du meneur
Comme vous l’aurez remarqué aux rumeurs bourdonnantes qui sourdaient sans relâche depuis le lointain fumeux des saucisses grillées tandis que vous couriez votre jogging dans un jardin public déserté, ce jeudi a été le témoin historique de protestations violentes relatives à un possible foutage de gueule généralisé – de Compiègne à Oulan-Bator. Localement concentré à Paris, j’ai donc arpenté la Place de la République, dont la statue centrale était devenue pour l’occasion un mur d’entraînement à la varappe, pour descendre jusqu’à celle de la Bastille, dont le Génie, chance pour lui, reste trop difficile à escalader. (Je n’ai pas poussé jusqu’à Nation, j’avais rendez-vous – pas simple de faire grève en tant que travailleur indépendant.) Parmi la centaine de millions de manifestants (chiffre officiel de la locataire – « communiste déçue », on la comprend) du premier étage du 98 boulevard Richard Lenoir), de très nombreuses organisations se trouvaient représentées tantôt par des stands, tantôt par des camionnettes surrounded, tantôt pas des groupes banderolés plus ou moins drôlement – j’ai repéré un magnifique « I Fac You », porté fièrement par les étudiants d’une faculté renommée dont je préfère taire le nom, souvenons-nous de Tian an Men. Rien de très original donc, hormis bien entendu le fait que le quart de la population mondiale était là, dans le 11ème à Paris (estimation indiscutable de Raymond, « pro de la manif depuis 40 ans »), et ce chariot tiré par deux demi-traits au caractère étonnant. Deux juments affrétées par le Collectif Sauvons les riches ! – ceinture noire en second degré. Deux juments, même si je soupçonne leur meneur d’avoir glissé quelque calmant dans leur champagne, extraordinairement calmes. Marcher vingt mètres à un pas lent, stopper dix minutes au milieu d’une foule compacte en supportant le public les photographes les touristes et les enfants, le tout juste derrière la camionnette soundmachine de l’organisation lycéenne et ses rappeurs à fond : et bien rien, pas un geste d’énervement, pas même un piétinement. Tandis que la première jument somnolait, la seconde, peut-être dégoûtée d’avoir perdu son avoine dans un fond Madoff, semblait écouter attentivement les slogans alentour…
Si le temps d’un pétard pétaradant je me suis demandé ce qu’il se passerait, de catastrophique, si les chevaux paniquaient, à aucun moment je n’ai imaginé mon cheval à leur place. Par contre je me suis bien posé la question de savoir dans quoi marchaient les manifestants qui se trouvaient derrière le chariot. Mais d’après le caporal-chef Michalon, du 8ème régiment de CRS, qui fermait le défilé, « aucune plainte concernant de quelconques déjections équines n’a été recensée parmi les 372 manifestants présents sur zone ». C’est ça que j’apprécie dans les mouvements populaires : la solidarité des manifestants.
18:47 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation 1003, cheval manifestation, charriot manifestation à paris, sauvons les riches
19.03.2009
Pour un shoping débridé
Découvert au dernier (sans jeu de mot) Salon du cheval, puis évaporé dans les limbes de mes neurones dissipés comme un jeune frison, je reviens quelques lignes sur equi-bride.com, un site intelligemment marchand spécialisé dans l’équitation d’endurance. Des mors Myler aux selles Antarès, vous pouvez y habiller votre cheval pour l’hiver, et vous pour une CEI à Rambouillet, où viendra s’installer, sauf crise mondiale majeure, Sébastien Mugnier, créateur de la marque equi-bride – qui vous attend donc tout sourire sur son site, même si ça ne se voit pas derrière l’ordinateur…
PS. Parmi les articles mis en avant sur le site, le nouveau Polar - Equin RS800 G3 (que j’ai découvert dimanche dernier au salon Equitana, à Essen en Allemagne), sorte d’ordinateur de bord, si tant est qu’on puisse se trouver à bord d’un cheval, capable, via GPS et Google Maps, de produire une carte des fréquences cardiaques visualisable sur l’écran de votre portable. La NASA, à côté, c’est le Minitel…
11:57 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : equi-bride, mors myler, selles antarès, cei rambouillet, sébastien mugnier, polar, equitana
18.03.2009
5000 ans avant les manifs de jeudi
Une équipe internationale d’universitaires spécialistes des vieux os vient de découvrir des « traces inédites » de domestication du cheval au nord du Kazakhstan (la grosse tache verte au-dessus de la petite flaque bleue sur Google Maps), où des troupeaux sauvages batifolaient allègrement dans les années moins 3500 avant la chute du mur. Là, dans cette région protégée des promoteurs immobiliers, qui ne craignait donc rien des crédit revolving, habitait sereinement la civilisation Botai. Or, parmi les nombreuses mâchoires équines sorties de terre par nos spéléo-hippo-archéologues (je revendique le terme), plusieurs portent les « stigmates d’un mors, preuve formelle d’un harnachement ». Et la découverte est de taille, puisqu’elle rajeunit de 2000 ans la domestication du cheval – ou, du moins, la sélection de certains d’entre eux. Ceci ne change pas grand-chose à l’humanité me direz-vous. Sauf que cheval égale déplacement égale commerce égale guerre égale alliances nouvelles égale civilisation moderne. Et là, les universitaires ont des sueurs froides, parce qu’il leur faut maintenant réinterpréter les origines de la géopolitique mondiale. En pleine grève des enseignants-chercheurs.
19:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kazakhstan, google maps, botai, histoire du cheval, domestication cheval, grève enseignants-chercheurs
17.03.2009
Du paddock au packshot
Tout le monde (c’est une image) se souvient de la campagne FFE de l’été dernier, qui pour l’occasion avait choisi de s’offrir la présence radieuse de Thierry Lhermitte, plutôt que d’investir dans les services d’un publicitaire professionnel. (Résultat, une semaine de diffusion TV suivie d’une vague encore inconnue dans le secteur de critiques pointues puis d’un monumental trou de mémoire.) Pourtant, le cheval a toute sa place dans la communication – et inversement puisque la pub utilise régulièrement le cheval. Pour s’en convaincre, s’il le fallait, le blog de lacavalieremasquee, Zorro ellé, répertorie toutes les apparitions équestres de la communication mondiale. Parfois drôles, parfois belles, parfois signées FFE (donc), ces campagnes-là reposent sur le sens du cheval, qui nous ramène tantôt à nos origines, tantôt à nos rêves, tantôt à nos aspirations de luxe, tantôt à nos côtes cassées. Mais toujours à l’essentiel : le plaisir – de regarder, de se souvenir, d’imaginer. D’ailleurs j’imagine bien mon cheval poser pour Dior Homme…
www.lacavalieremasquee.com, donc – et quand vous y serez, osez Joséphine.
12:35 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : toyota, pub ffe, thierry lhermitte, lacavalieremasquee, osez joséphine, dior homme













