26.01.2010
Deux jours à tout Cassen
Si vous l’ignorez, ce qui reste plausible au regard d’une communication pour le moins légère, les 13 et 14 février prochains auront lieu les « Journées de l’Endurance ». Deux journées organisées à Cassen, dans les Landes, malgré la défection de Gérard Nicolas, traditionnel metteur en scène de ce rendez-vous annuel de la grande famille Endurance, qui, « faute de sujet porteur », a cette année jeté l’éponge (comme disent les assistances sur une aire de grooming située à 800 mètres du point d’eau le plus proche). Prétexte singulier quand on connaît le nombre de « sujets porteurs » soulevés au cours de la saison dernière – depuis les nouveaux règlements FFE jusqu’à la qualité des Juges en passant par les directives en matière de dopage officiellement validées par la FEI ou la sélection nationale pour les Jeux Équestres Mondiaux de Lexington. À ceci près que, globalement, ce sont là des « sujets » qui fâchent. Il y a comme ça des années qui sombrent au fond des crises… Aussi fallait-il un certain courage aux organisateurs volontaires de cette édition 2010, qui, d’emblée, tentaient de rassembler le plus grand nombre autour de l’événement. À commencer par les instances fédérales, auxquelles ils envoyaient, le 4 décembre 2009, « un message pour les informer, et proposer un entretien afin de construire, ensemble, les diverses interventions pour ces Journées de l’Endurance ». Réponse desdites instances (en date du 14 décembre) : « aucune personne représentant la Direction Technique Nationale de la FFE ne sera présente lors de votre manifestation ». Décryptée, cette réponse signifie simplement que la FFE ne reconnaît pas la « manifestation » – dont les organisateurs, sous-entendu, ne représentent rien. Ce qui est vrai, à condition de ne pas considérer l’Assemblée Générale de l’ACCAPE, principale association reconnue de cavaliers d’endurance, censée se tenir durant ces Journées. Néanmoins, si ces arguments officiels semblent fondés d’un point de vue juridique, ils expriment une réalité fédérale : son indéfectible volonté de ne pas prendre parti sur des questions dangereusement épineuses – et encore plus dangereusement partagées par un grand nombre de cavaliers. Un non-point de vue que la FFE semble souhaiter général, au point de faire pression sur certains de ses proches afin qu’ils boycottent l’événement quand ils y sont conviés. Or, si le lobbying est ordinairement de bonne guerre, celui-là sent l’éther. Sans garde-fou, la Fédération fait et défait à l’envi son réseau, dont il faut être pour être. Certes, l’ordre reste indispensable à la bonne marche d’une entreprise, notamment associative. Mais sans partage et sans contradiction, le pouvoir devient raison d’état, et certains états ont tendance à ne pas entendre raison. Ces « Journées de l’Endurance », quelle que soit leur conformité éthique, ont le mérite de poser les faits à travers différents points de vue, et ainsi d’en faire évoluer la lisibilité. Il s’avère donc, effectivement, très «dommageable» que la FFE n’en livre pas son interprétation. Car aucune décision, à son niveau, ne se prend pas sans raison.
19:34 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journees de l'endurance, gérard nicolas, endurance équestre, ffe, jeux équestres mondiaux, jem, accape, lobbying équitation









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Commentaires
Un Grand Merci a vous ......!
Ecrit par : Laborde | 07.02.2010
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