01.02.2010
Passage à haut niveau
(Photo : Éric Josjoe pour ATG)
Suite à un post de mai dernier concernant l'élection de Jacques Robert à la tête de la «Commission du Haut Niveau» de la Fédération Française d’Équitation (FFE), un commentaire me reproche un jugement rapide sur l’origine de cette nomination. Or, si je critique le choix de la personne, que, effectivement, je connais peu, ce n’est en rien pour des raisons personnelles – d’autant que j’ai croisé (à son insu, entre deux coupes de champagne) M. Robert, avec lequel je pourrais tout à fait déjeuner… Le problème, ici comme ailleurs, ne revient pas à comprendre le choix du « qui », mais d’appréhender de façon transparente la question du « pourquoi ce qui ? ». Régulièrement lacunaire, la FFE opère des choix stratégiques, et le haut niveau en est un, sans consulter les principaux intéressés, ce que l’on peut à la limite accepter, mais surtout sans les expliciter. En l’occurrence, malgré son expérience indiscutable « de professeur BEES3, formateur d'enseignants, grand pédagogue, organisateur de compétitions de haut niveau, homme de cheval connu et reconnu », Jacques Robert, malgré un nom gravé dans le marbre de l’équitation nationale, ne représente pas d’emblée l’image du champion, l’icône à laquelle nos jeunes cavaliers se réfèrent, avides de modèles et grands collectionneurs de posters. Et si cette posterisation ne confère pas systématiquement au « sujet » une qualité intrinsèque (sauf peut-être dans le cas de Bruce Lee), elle démontre néanmoins son rôle en tant que moteur de performance – durant le dernier Salon du Cheval une trentaine de jeunes filles faisaient en permanence le pied de grue, des heures durant devant un comptoir vide, attendant l’autographe de la très médiatique Pénélope Leprévost… Reste à savoir, maintenant, si le nouveau Président de la Commission du Haut Niveau est, ou n’est pas « l'archétype des personnes d'appareil souvent incompétentes » que je semble parfois « suggérer ». D’abord, la compétence dépend de l’expérience, auquel cas M. Robert répond aux besoins administratifs et techniques du poste. À lui, par son talent, de développer le haut niveau dans la direction qu’il jugera opportune. À condition, bien entendu, que la Fédération lui accorde les moyens de le faire. Car les «personnes d’appareil» ont ceci de commun qu’elles appliquent à la lettre un programme. De plein gré, souvent, et parfois contre leurs convictions. Or, si l’on se réfère à un passé récent, la FFE a tendance à évincer les éléments motivés par leur seul dynamisme. M. Robert devra donc faire avec une politique définie. Enfin, à en juger par le parcours très CSO, donc très « club », de M. Robert, et c’est sans doute sur ce point que ma propension à archétyper va se réveiller, il semble probable que sa nomination corresponde à un choix politique plutôt que sportif. Un choix discutable. C’est là l’unique enjeu de cette réflexion – notamment à la veille des Jeux Équestres Mondiaux.
14:11 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ffe, commission haut niveau ffe, jacques robert, bees3, pénélope leprévost, jem, jeux équestres mondiaux








Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://hyppoblog.blogscheval.net/trackback/3839
Commentaires
De toute façon, le CSO est/sera toujours la matière noble, le droit civil de l'équitation alors que l'équitation d'extérieure c'est le tribunal paritaire des baux ruraux c'est à dire le truc que personne ne connaît à part les spécialistes.
Maintenant, je n'y consacre que mes 36 € de licence.....autrement dit j'engraisse le mammouth !
Ecrit par : Arkadia | 01.02.2010
pour Arkadia et les non compétiteurs : equiliberté.fr
ça dégraisse le mammouth tj
Ecrit par : joel | 15.03.2010
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.