04.07.2008
Otherview
Voici quelques semaines j’ai envoyé un questionnaire à différentes personnalités de l’endurance équestre. Voici la première. Catherine Noël, championne du monde de show, compétitrice internationale d’endurance et grande spécialiste des gnocchis à la crème.
Comment définir (objectivement ou non) l’équitation d’endurance ?
Il s’agit d’une équitation ouverte à tous sur les petites distances, et puis plus on rajoute des kilomètres, plus cela demande de la technique, de l'entraînement, des compétences équestres, de l'expérience, du feeling...
Pourquoi l’endurance plutôt que le saut, le cross ou le lasso argentin ?
Si l’on compare l'endurance à un autre sport équestre, même réponse : pour les courtes distances, c’est un sport ouvert à tous, sans gros niveau d'équitation, sans gros moyen financier, sans super cheval mais avec tout le plaisir que procure l'équitation d'extérieur. Et si l’on compare l'endurance à n'importe quel autre sport… En fait non, ce n’est pas comparable !
Quel principal argument utiliser pour convaincre des avantages de ce sport ?
L’équitation d'extérieur. Un sport qui ne demande pas un très gros entraînement physique personnel, même à haut niveau, pas de limite d'age. Mais qui nécessite une parfaite symbiose du binôme... (Je viens de voir que la question est au singulier : il ne faut qu'un seul avantage ?) J'ajouterais néanmoins un inconvénient : c'est un sport qui se pratique à deux, ce qui veut dire qu'il y a deux fois plus de probabilités pour que rien ne se passe comme prévu. Et le binôme doit être au top le jour J. Pas simple…
Les qualités (ou les défauts) d’un bon cavalier d’endurance ?
Les qualités : être patient (beaucoup de préparation pour une course), froid, compétitif, observateur (de son cheval et de ceux des autres), respectueux de sa monture, capable de se remettre perpétuellement en question, calculateur, humble (comme tout cavalier digne de ce nom), ne jamais s'écouter, et être un peu casse-cou. Quant au défaut : être un peu casse-cou, justement.
Même question que la précédente mais pour son cheval ?
Hormis les « atouts » physiques, les qualités du cheval doivent rester comparables à celles du cavalier : avoir du caractère, être battant, courageux, persévérant, et ne pas s'écouter. Qualités qui peuvent se transformer en défaut dans la mesure où les bons, souvent, ont tendance à être un peu difficile à gérer...
À quoi ressemblera l’endurance de demain ?
Des parcours rapides et moins techniques, avec des pilotes plus que des cavaliers, et des machines plus que des chevaux...
Voilà. Aucun commentaire. Je vous laisse réfléchir...
11:14 Publié dans Équitation d'Endurance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : catherine noël, équitation d'endurance, cheval, binôme cheval, sport équestre
18.06.2008
Seraincourt de philo
Peut-on désirer sans souffrir ? Je vous rassure je vais bien je ne suis pas sous Valium (de toute façon je préfère la vodka). Je ne fais ici que citer le sujet libre du bac philosophie de cette semaine. Et pour me faire une idée de ce que j’aurais pu répondre si j’avais eu moi aussi à trimballer mon stylo plume entre les poids lourds en grève, je m’en vais réfléchir tout haut à travers une parabole (je parle de la figure de style et non pas d’une antenne ronde qui ressemble à une boîte de coulommiers géante je dis ça pour les CE2 qui me lisent le samedi matin en repeignant leur couette de corn flakes).
Donc, dimanche, je participais à une course d’endurance, quarante kilomètres à Seraincourt dans le Val d’Oise. Ce que je désirais : gagner. Bin oui, quoi d’autre ? Notre stratégie était simple. Première boucle à 13,5 Km/h avec Canyon (un trotteur français gagneur) devant. Deuxième boucle à 14 avec Voldenuit (mon cheval – un arabe pur jus) en tête. Mais en arrivant sur place, à l’aube vers 9h30, nous rencontrons une copine et son cheval (Cyrano – un selle français), discutons, et décidons de courir ensemble, à trois, donc, si je compte bien. En attendant le départ, nous nous occupons comme nous pouvons. Voldenuit, pensant peut-être apercevoir un lombric psychopathe, cabre et arrache l’anneau de son filet-licol (que nous réparons avec un mousqueton – merci Christine), et m’ampute au passage de l’annulaire droit. Nous passons néanmoins le vet gate dans la joie.
Départ. Canyon et Cyrano partent devant. Voldenuit et moi-même suivons à une cinquantaine de mètres. Et là, je m’aperçois que ces deux C sont des trotteurs. Et un trotteur, ça trotte. Ça trotte même à la vitesse d’un cheval au galop. Sauf qu’un cheval au galop galope plus vite qu’un trotteur trottant. Vous suivez ? Donc vous comprendrez combien j’ai souffert pour désirer jusqu’au bout. Trois heures durant je me suis battu pour maintenir mon cheval à un petit galop correspondant au grand trot des deux C – car petit galop vaut mieux que grand trot, comme on dit dans le bas-Poitou, où l’on pratique beaucoup l’endurance. C’est comme suivre une 504 diesel avec une Renault Fuego (pour ne froisser personne je choisis volontairement des modèles disparus depuis 1913).
Malgré un terrain probablement importé des Flandres hivernales, où les VTT ne vivent pas vieux, nous avons tenu une moyenne supérieure à 14. Certes, je désirais les 15 – vitesse maximale autorisée dans ce genre d’épreuve. Mon cheval ayant une faculté de récupération de sportif, je pouvais donc imaginer un podium. Mais voilà. Le problème, dans une course, ce sont les concurrents. Comme disait Jean-Paul Sartre, terrassier visionnaire d’avant l’interdiction de fumer dans les lieux publics : L’enfer c’est les autres. Et justement, trois d’entre les autres avaient atteint les 15. Ah souffrance ! Ah désir ! Ah là là. Voldenuit et moi-même finissions quatrièmes, derrière – consolation – trois champions de la discipline (dont le vainqueur de la 90 de Rambouillet).
Alors, perdu dans les affres d’une douleur brûlante au désir (et à mon annulaire droit qui ressemble alors à un genou), abattu par cette impression d’échec que connaissent bien les traders qui reçoivent une prime hebdomadaire inférieure à douze millions, portant sans cœur mon lot de consolation (une plaque en plastique noir et blanc), las, sans voix, j’ai pris une décision grave. Avaler une seconde assiette de cette excellente paella, qui m’a redonné goût au monde animal – moules, crevettes, poulets et chevaux.
S’il faut souffrir pour désirer, il faut désirer pour désirer souffrir encore.
12:06 Publié dans Équitation d'Endurance | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : seraincourt, course d'endurance, endurance, vitesse endurance, cheval, rambouillet, bac philo
11.06.2008
Jour de tête
Ça y est, j’ai participé à ma première course internationale, ce week-end à Rambouillet – la CEI*** Raid Yvelines Bahreïn Cup. Rien que le nom renvoie Lucky Luke à son Galop 1. La CEI*** Raid Yvelines Bahreïn Cup, appelons-la RYBcup, c’est une centaine de cavaliers worldwide qui doivent parcourir, épreuve mondiale oblige, 160 kilomètres, le plus vite possible cela va sans dire, répartis sur six boucles (je vous laisse calculer la longueur de chacune – doit y avoir une calculatrice sur votre ordinateur) à travers une forêt pleine de charme, de daims et de croisements routiers. D’où les dizaines de gilets fluorescents que vous n’avez pas manqué de croiser en cherchant des champignons. Ah. On me dit que ce n’est pas la saison. Bon alors disons : en cherchant des edelweiss (ma conseillère en « choses de la vie » est suisse). Et bien figurez-vous que ces gilets fluo étaient, tous, des bénévoles venus aider les organisateurs de l’événement, l’association Enduro Cheval. Tout comme moi. À ceci près que j’ai réussi à échapper au fluo, vu que mes missions ne requéraient pas l’uniforme.
Une course de cette ampleur, c’est d’abord une nuit blanche. Départ 5h30. J’avoue, je n’y étais pas, ma voiture refusant obstinément de démarrer avant 7h00 – les autos espagnoles dorment beaucoup, il faut le savoir. Premier vet gate vers 7h00. Je n’y étais pas j’en conviens, démarrant à 7 heures pile, il m’a fallu une heure trente pour rejoindre le point de rendez-vous (trente minutes de route et une heure de déroute, relative à mon non-sens absolu de l’orientation) : un château XIXème au milieu d’un nulle part très charmant. Un jambon beurre plus tard (sans bière, il était 8h30), les premiers cavaliers arrivaient, et j’intégrais l’armée, entièrement féminine, de distribution de tickets à l’entrée du vet gate. Me sentant rapidement inutile, ces dames assurant le boulot avec une élégance raffinée voire polyglotte, je décidai de m’éclipser pour étudier discrètement l’ambiance au passage vétérinaire. C’est là que tout se joue.
Ici délimitée sur un parvis de gravier blanc, au grand dam de certains concurrents, l’aire vétérinaire doit rester la nef du temple. Les concurrents peuvent y entrer dès qu’ils estiment leur cheval apte au contrôle et, une fois à l’intérieur, munis d’un ticket correspondant à leur numéro de dossard, tentent d’y rester le moins de temps possible pour repartir le plus vite. Mais impossible de faire marche arrière : une fois à l’intérieur de l’aire, on ne peut pas en sortir sans avoir fait examiner son cheval. Le contrôle est sévère. On tâte on écoute on pince. Cardiaque pour la récupération. Gencives pour la circulation sanguine. Œil pour le fond de l’âme. Une petite dizaine de vétérinaires travaillent à la chaîne – ce qui les change de la longe… Puis, l’ultime épreuve, le trotting. Là, c’est tendu. Une boiterie, hormis d’évidence, s’avère difficile à observer, compliquée à démontrer, délicate à annoncer. D’où l’importance capitale de l’avant trotting. Marcher le cheval non stop, le calmer en chantant une berceuse moldave, lui couvrir les reins d’une couverture en mohair islandais, tout est bon.
Une dizaine d’éliminés dès la seconde boucle. C’est décidément dur comme job, cheval d’endurance.
Après briefing la bouche pleine (deuxième jambon beurre il est 10h00) des plus hautes instances d’Enduro Cheval, on m’envoie remplir la même mission à l’hippodrome de Rambouillet. Sur place, une seule envie, y faire un grand galop mais mon cheval boycotte les épreuves qui ne sont pas couvertes pas CNN. Frimeur ! Alors, entre deux ou trois tickets que mes congénères veulent bien me confier, je m’occupe. J’essaye une selle Forestier en nubuck sur un tréteau. Je discute chaussette avec une adepte du mauve. J’observe le démontage de la tente officielle (six cents mètres carrés avec jacuzzi) des Émirats Arabes Unis, contraints à l’abandon pour des raisons à éclaircir. Il est 15h00 les assistances arrivent, annonçant l’approche des cavaliers qui terminent leur cinquième boucle. L’espace se remplit. Et les bassines avec elles. Je m’accorde alors un petit plaisir, un rosette beurre cornichons.
Là, le chef des bénévoles me tombe dessus. Je dois me rendre au plus vite maintenant non tu n’as pas le temps de finir ton sandwich tu peux l’emmener qu’est-ce que tu bouffes c’est incroyable comment tu fais au sommet du « tape-cul » pour contrôler le passage des concurrents. Le « tape-cul ». Une bosse démoniaque à dix kilomètres de la fin de la sixième et dernière boucle. Un piège. Une preuve de la cruauté humaine. OK. Je réveille ma voiture en pleine sieste et je fonce. Et je trouve l’endroit – oui, je le trouve. Et je marche. Et j’arrive. Et je me dis que j’aurais dû apporter avec moi quelques canettes parce qu’il fait chaud. Mais qui suis-je pour me plaindre ? La bosse est un mur, d’une cinquantaine de mètres, au bout d’une longue ligne quasiment droite d’un bon kilomètre. Un mur de caillasse. De poussière. De douleur. Je le descends je le remonte je le teste. Avec un peu d’entraînement on doit pouvoir y battre le record de kilomètre lancé. Mais dans la descente…
Dix minutes et 237 moustiques plus tard, je vois, là-bas au loin, trois cavaliers au galop. Ils ont parcouru, depuis l’aube, 150 kilomètres. Et là, ils tombent sur ce mur. Que pense le cheval à ce moment-là ? – Alors là coco pour grimper ça va falloir allonger le quintal de granulés… – Non, il déconne ? – Tu sais ce qu’elle te dit, la plus belle conquête de l’Homme ? – C’était pas Roland Garros aujourd’hui ? – Je boirais bien une bière moi ! – Je le vire ou je reste professionnel ? Etc, etc. On ne saura jamais ce que pense l’animal. Par contre une certitude m’envahit : le mental fait le cheval. Car si les premiers sont passés relativement facilement (les cavaliers mettant la plupart du temps pied à terre, joggant écarlates jusqu’au sommet), les suivants (qui devaient souvent garder leur cavalier en selle) tiraient une langue que je pensais appartenir uniquement à la famille des tamanoirs. C’est sur ce passage, une centaine de mètres en tout, après dix heures d’effort maîtrisé, que s’est jouée la première place. Le mental. Il faut y aller, c’est tout. Sans se poser de question. Le mental. La petite étincelle de delirium tremens où naît la win des champions. Qui ne s’apprend pas, ne s’entraîne pas, ne se dresse pas. Qui, dans le cas du cheval, vient d’une communion impalpable entre deux esprits.
L’endurance a ses règles que la raison fait bien parfois d’ignorer.
Enfin, après une heure de ce spectacle marquant à jamais mon souvenir de sueur et de gros mots proférés à l’encontre de l’organisation sadique de cette course, dont je devais coûte que coûte assumer en homme le rôle de représentant, assumant plus ou moins ce nouveau statut lourd de signification à l’école j’étais toujours les indiens, j’ai regagné l’hippodrome pour la remise des prix. Trophée – une maquette en bois d’un chalutier breton pour touriste polonais je refuse d’en dire davantage. Secouage de champagne depuis le podium (si quelqu’un sait comment enlever les taches je suis preneur). Remise des cadeaux. Dîner fourni. Rentré à trois heures du matin. (Ma voiture ne s’en est pas encore remise.)
Ce que je retiens de cette journée de RYBcup 2008.
1. Le fluo c’est mauvais pour le teint.
2. Le vétérinaire est à l’épreuve d’endurance ce que Benoît XVI est au scout.
3. Un champion est un sportif qui, au-delà de savoir entraîner son corps, a su enfoncer ou défoncer les portes qui se dressaient devant lui. Peut-on appliquer ce principe à un cheval ? Je pense que oui dans la mesure où le cheval, comme le chien ou le dauphin, ne connaît pas le principe même de « la porte ». Au cavalier, alors, d’être assez ouvert pour franchir celles qui le bloquent lui. Et passer le mur du son…
NB. Eu le temps de prendre quelques photos, que vous trouverez dans l’album « liste de mes courses ».
Pour le classement, ici : http://www.endurocheval.com/
Pour les photos officielles, ici : http://brigitte-huard.com/fr/thumbs.php?FolioID=193&ID_menu=smenu2&stat=1
16:26 Publié dans Équitation d'Endurance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cei*** raid yvelines bahreïn cup, mondial endurance, endurance équestre, enduro cheval, cheval endurance, selles forestier
09.06.2008
Un Doha de JO
Après Bakou et Prague, le Comité international olympique vient d’éliminer Doha, capitale du Qatar, de la liste des finalistes pour l'organisation des Jeux d'été 2016. Officiellement, bien que « la capitale qatarie était en position d'être une ville candidate », il fait trop chaud, l'été, dans la région, et la proposition qatarie d'organiser les Jeux du 15 au 30 octobre est irrecevable puisque le cahier des charges du CIO précise qu'ils doivent avoir lieu entre le 15 juillet et le 31 août. Évidemment. (Du coup, restent en lice Madrid, Rio de Janeiro, Tokyo et Chicago – la favorite, puisque ce sera logiquement le tour du continent américain – du nord, bien sûr). Dommage. Dommage parce qu’aucune ville du Moyen-Orient, jusqu’à ce jour, n'a accueilli les JO, et surtout parce que le Qatar adore les chevaux. Arabes, certes. Principalement d’endurance, d’accord. Mais, imaginant les moyens financiers mis à disposition, Doha aurait pu déclencher, justement, une réflexion sur la place de l’endurance parmi les disciplines équestres olympiques. En attendant, le cross écume les selles français…
19:28 Publié dans Équitation d'Endurance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : doha, qatar, jo, jo 2016, cio, chevaux, arabes
04.06.2008
Le raid du mois

Nous sommes le 4 juin c’est-à-dire la veille et l’avant-avant-veille de la CEI*** RAID YVELINES BAHREÏN CUP de Rambouillet, organisée par l’inépuisable équipe d’Enduro Cheval. Grosse et complexe organisation mais ça va bien se passer. Au programme, une sélection pour le Mondial des 7 ans Amateur et Pro 1 GP (90Km – le jeudi 5 juin), et la grande course Amateur et Pro Élite GP (160Km – le samedi 7 juin).
Comme j’ai promis à mon cheval qu’il verrait les demi-finales de Roland Garros, nous ne serons pas de la partie. Par contre, vu que j’ai été nommé d’office volontaire pour participer à l’événement (vous pourrez me croiser au vet-gate, facilement reconnaissable grâce au magnifique gilet fluo que je serai obligé, oui obligé de porter), vous trouverez, dès la semaine prochaine, une synthèse détaillée de ces deux journées de rêve. Enfin, de rêve pour vous, spectateurs, parce que j’ai vu le parcours, il y a des bosses que je n’aimerais pas faire à vélo…
Samedi, départ à 5h30. Mais vous pouvez arriver à 6h00, le café sera chaud…
Enduro Cheval, toujours ici : http://www.endurocheval.com/
28.05.2008
Un dimanche à la compèt’
Au cas où vous l’ignoreriez encore, ce qui vous confèrerait d’emblée le rang de ceinture blanche de cheval, sachez que dimanche prochain (donc le 31 mai) a lieu la première épreuve du Festival Mondial d’Endurance, la CEIO*** 160Km de Compiègne (160 Km signifie : une course de 160 Km – je précise pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas de ceinture du tout ce qui peut s’avérer embarrassant, notamment aux heures de pointe dans le métro). Bref, pas de la bibine. Sachez également que tout ce que notre pays à 1,45€ le litre de diesel compte d’hypercavaliers (le masculin intégrant le féminin ce n’est pas moi qui définit les règles de grammaire) sera là – je n’en cite aucun pour ne pas vexer les autres… Je me permets un conseil : si le spectacle vous tente et vous avez raison, visez le départ de la course, sur l’hippodrome, vers 7h00, dans la lumière blanche des vapeurs de rosée. Un grand moment pour les yeux. Après, tant que vous êtes en pleine forêt, vous pouvez aller faire un footing. Ou pas.
Renseignements pratiques, ici : http://www.compiegne-endurance.com/v2/index.php?lang=fr&r...
17:49 Publié dans Équitation d'Endurance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : festival mondial d'endurance, ceio*** de compiègne, hippodrome de compiègne, compiègne, footing
Endurance aux bulles

(Photo : Roland Brucher)
Tandis que je goûtais perplexe un cocktail mangue concombre et sa pointe, timide, de vodka russe, hier soir à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau site communautaire et musical, grandcrew*, qui risque de sortir Paris de sa routine néo-libérale, j’ai causé polo avec un jeune garçon qui revient d’Argentine. Argentine égale polo. Pour lui, la situation est simple. Il y a le polo, donc, qui génère je cite « un rapport particulier au cheval », et le reste de l’équitation, à savoir le dressage. Le CSO, le cross, l’attelage ou les films de cow-boys, ça n’existe pas. Bon. Soit. J’aborde alors l’endurance – sans trop m’attarder sur ma dernière chute (voir post du 19/05), histoire d’être à la hauteur de la conversation. Et là, je m’aperçois que ce garçon, dont la culture équestre vaut bien la mienne et celle de Léon Zitrone réunis, n’en a jamais entendu parler. Et moi de lui exposer les caractéristiques fusionnelles indispensables à une bonne pratique d’un sport qui demande, lui aussi, des nerfs des muscles et un cheval de compétition – un seul cheval, quand un seul match de polo en use quatre ou cinq par cavalier… Après une heure d’argumentation et quelques coupes de champagne (pour oublier le jus de concombre), j’avais réussi à le convaincre – en tout cas de l’existence d’une autre équitation. Épuisé, je me suis souvenu d’une aventure similaire, voici quelques semaines, avec un trader millionnaire bien que trentenaire, propriétaire de chevaux de course en Normandie. Normandie égale yearling. Lui non plus, n’avait jamais eu vent de l’endurance. Mais après une heure d’argumentation etc, etc. (Vous comprendrez maintenant pourquoi je milite pour la défiscalisation du Dom Pérignon). J’en déduis que, aujourd’hui, l’endurance est à l’équitation ce que le web 2.0 est à TF1.
* (parce que je ne mets pas, comme ça, des * par hasard), grandcrew c’est ici : http://www.grandcrew.com/blog/
13:24 Publié dans Équitation d'Endurance | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : endurance, équitation d'endurance, équitation, grandcrew, polo, argentine, cso



