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        <title>HyppoBlog - equitation-d-endurance</title>
        <description>À cheval sur l'info.</description>
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        <lastBuildDate>Thu, 04 Dec 2008 10:30:40 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Terengganu de jouer</title>
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                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 17 Nov 2008 18:25:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://hyppoblog.blogscheval.net/media/01/02/1198384112.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hyppoblog.blogscheval.net/media/01/02/1242105350.jpg&quot; id=&quot;media-1026&quot; alt=&quot;1198384112.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1026&quot; /&gt;&lt;/a&gt;(Photo : Frank Meyl)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France avec un grand « R » brille en endurance – même TF1 le clame, dans son sujet sur Uzès du 17 octobre dernier voir &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;TF1 uzès&quot; href=&quot;http://hyppoblog.blogscheval.net/archive/2008/10/17/chazal-d-endurance.html#comments&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Sauf que depuis cette date, pourtant pas si lointaine, la situation a bien changé. La dernière édition du FEI World Endurance Championship, qui a eu lieu le 7 novembre à Terengganu (Malaisie), a vu la victoire par équipe des Émirats Arabes Unis (UAE), suivis par le Qatar et le Bahreïn – quant au classement individuel, c’est l’espagnole Maria Mercedes Alvares Ponton qui l’emporte. Évidemment les mauvaises langues diront que les équipes étaient dopées aux pétrodollars. Que leurs cheiks respectifs ont tout acheté – chevaux, cavaliers, entraîneurs, sélectionneurs, organisateurs, et même l’usine Toyota pour l’assistance. Pourtant, l’équipe de France, ex-championne du monde, donc, ne réunissait ni des débutants ni des corruptibles. Pas plus que les autres teams des 33 pays inscrits, dont l’ensemble des principales nations d’endurance. Comment expliquer, alors, cette domination moyen-orientale malheureusement susceptible de ternir la réputation journalistique de TF1 ? Peut-être par une vision à long terme de la discipline. Peut-être par l’inaltérable volonté, depuis des années, de savoir s’entourer, et d’apprendre des professionnels européens. Sans doute, aussi, par une politique d’investissement, automatique et sans concurrence, des meilleurs chevaux du circuit. C’est là que le bât, s’il devait en exister un, blesse la majorité des &lt;i&gt;autres&lt;/i&gt; concurrents. Comment rester compétitif sans les montures adéquates ? Oui, c’est vrai. Mais comment garder, aussi, ses chevaux quand on accepte de les vendre ? Quoi qu’il en soit, la compétition continue. Nous, européens et américains, avons jusqu’en 2010 (année du prochain FEI World Endurance Championship, dans le Kentucky des indiens Cherokees) pour retrouver notre moral, nos forces et des chevaux qui crachent. Et puisque le mien sera dans la force de l’âge, je vais commencer à l’entraîner tout de suite. Ce soir je lui passe &lt;i&gt;Le dernier des Mohicans&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; Tous les résultats, ici : &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;FEI World Endurance Championship 2008&quot; href=&quot;http://www.eventuz.com/events/index.php?contentID=9&quot;&gt;http://www.eventuz.com/events/index.php?contentID=9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Terengganu à nu</title>
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                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Fri, 07 Nov 2008 17:22:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;Pour suivre en direct de Terengganu (Malaisie), où il pleut des câbles, le FEI World Endurance Championship 2008, ici : &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;FEI World Endurance Championship 2008&quot; href=&quot;http://www.atrm-systems.fr/&quot;&gt;http://www.atrm-systems.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Bréviaires est un autre jour</title>
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                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 18:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Si vous n’y étiez pas, et nous le saurons à l’absence de Kleenex dans vos poubelles (je fais ici allusion à un article paru hier dans Ouest-France qui mettait en garde ses lecteurs contre la recrudescence des hold-up d’ordures ménagères, susceptibles de pouvoir renseigner les malfaisants sur vos coordonnées bancaires paranoïa quand tu nous tiens tu nous tiens bien), la course d’endurance des Bréviaires, les courses, même, se sont parfaitement déroulées. Hormis, comme le laisse comprendre cette phrase d’introduction que Word trouve trop longue, la pluie du matin, le vent de l’après-midi et le noir du soir. Personnellement j’ai beaucoup souffert des deux premiers, vu qu’à la nuit tombée je me suis réfugié, pour la remise des prix, au fond du manège de ce haras (national) post-mitterrandien (j’ai lu ça sur un des panneaux retraçant l’histoire du lieu : inauguration en 1981, quand je pensais voir surgir le fantôme de Louis XIV). Donc j’avais ma part de responsabilité dans le déroulé de l’événement, en tant que membre (activé pour l’occasion) de l’association Enduro Cheval, par ailleurs organisatrice du Raid Yvelines. J’étais donc sur place, dimanche, à 6h30 heure locale bien que mes paupières eurent été aussi lourdes dans n’importe quel autre hémisphère. Un certain nombre de cavaliers étaient déjà là (sur le parking que Christine, GO du jour, m’avait confié), pour certains encore endormis sous leur tente. Les chevaux présents bien réveillés dans les vans, malgré un départ prévu pour 8h00 – un conseil, offrez à votre monture une montre pour Noël, il vous laissera peut-être dormir un peu les jours de compétition. Durant cette heure et demi d’attente, je dois avouer avoir été victime d’une grande solitude, perdu dans la pénombre entre une pluie sans pitié et un vent sans un gendarme pour l’arrêter. Mais vers dix heures j’étais sec, les 123 participants avaient pris le départ, et les cavaliers de la 90Km avaient presque tous terminé leur première boucle. Le vent continuait de prendre du poids, soulevant gentiment la bâche couvrant l’espace buvette, qu’il faut toujours savoir repérer. Après quelque café sandwich pâté, Patrick, chef du vet gate, me tombait dessus pour me confier la délicate mission de noter l’heure d’entrée des chevaux dans le carré vétérinaire.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;– Alors tu regardes l’heure tu la reportes sur cette feuille-là et sur le carnet, là.&lt;br /&gt; – Là ?&lt;br /&gt; – Oui, là.&lt;br /&gt; – Bon.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Bon. Deux heures durant, donc, dans le froid de ce vent du nord t’as voulu voir Vesoul, j’ai dû réchauffer l’encre de mon feutre entre mes doigts stalagmités. Mes oreilles tombèrent les unes après les autres (je n’ai pas compté combien). Les poils de mon torse se figèrent jusqu’à ressembler à un tapis de fakir. Mon nez ressemblait à une balle de tennis servie par Nadal dans une assiette de ketchup. Et bien figurez-vous que ces petites gênes n’étaient rien comparé à ma frustration de ne pas courir sur ce parcours que tout le monde qualifiait de « top » – onomatopée postillonnante synonyme de l’expression plus populaire dans les cours d’école : « grave trop bien ». Et puis j’aurais apprécié que mon cheval se sorte les doigts du nez (expression rarement utilisée pour un cheval on se demande pourquoi) pour concurrencer les premiers, voire la première, en la personne de Michka de Navarre, montée par Jean Michel Jorelle. Quoi qu’il en soit, bravo à eux deux – aux autres aussi mais je ne peux pas citer tout le monde alors si vous voulez la liste complète des résultats, vous allez là : &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;endurodesbrevaires&quot; href=&quot;http://endurodesbreviaires.blogscheval.net/&quot;&gt;http://endurodesbreviaires.blogscheval.net/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un bémol néanmoins – indépendant de notre (très forte) volonté. La remise des prix, qui n’a pu avoir lieu que deux heures après l’arrivée du dernier concurrent. Deux heures pendant lesquelles il a fallu gaver un ordinateur des tartines chiffrées des chronos et autres rythmes cardiaques. Nous avons ainsi répertorié 19 typologies de course (Amateur, Pro, semi-Pro, quart d’Amateurs vitesse libre, demi-huitième de semi-Pro vitesse imposée, Pro junior semi Amateur 3, etc, etc). Ce qui représente 10 puissance 19 (j’arrondis) lignes à se palucher sur Excell. Or, pour être validés, les résultats, dont dépend la &lt;i&gt;carrière&lt;/i&gt; des chevaux, doivent obligatoirement – dixit le règlement FFE qu’on imagine parfois troublée – être énoncés devant l’ensemble des participants (sous peine de réclamation et d’annulation de la course). Mais après deux heures d’attente, la moitié des cavaliers étaient partis sans leur prix (en espérant que la FFE considère la moitié des participants comme étant représentative de l’ensemble). Je lance donc un appel à notre Fédération Française d’Équitation : de grâce, facilitez la vie des concours (je me permets d’évoquer les autres disciplines, notamment le CSO, dont les rendez-vous peuvent rassembler 500 cavaliers – doivent-ils louer la moitié des PC de la NASA pour &lt;i&gt;calculer&lt;/i&gt; le gagnant ?) en simplifiant vos règlements, auquel seuls les Bacs+17 comprennent ne serait-ce que le sommaire. D’avance merci.&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://hyppoblog.blogscheval.net/archive/2008/09/08/dimanche-5-octobre-n-oubliez-pas-les-breviaires.html</guid>
                <title>Dimanche 5 octobre, n’oubliez pas les Bréviaires</title>
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                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Mon, 08 Sep 2008 12:42:14 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Puisqu’on m’en fait le reproche &lt;i&gt;mea culpa&lt;/i&gt; je tiens ici à souligner l’organisation d’une course d’endurance, l’Enduro des Bréviaires, signée Enduro Cheval (à l’origine de la CEI*** Raid Yvelines Bahreïn Cup – plus connus sous le nom mémorisable par la majorité des chevaux « Course de Rambouillet »), ouverte à tous y compris les plus jeunes. Ça se passe dans les Yvelines, au haras des Bréviaires (d’où le nom), le 5 octobre. On m’assure qu’il fera beau. Je fais une prière pour que ce soit vrai.&lt;br /&gt; Pour tout savoir, ici : &lt;a href=&quot;http://endurodesbreviaires.blogscheval.net/&quot;&gt;http://endurodesbreviaires.blogscheval.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://hyppoblog.blogscheval.net/archive/2008/07/04/otherview.html</guid>
                <title>Otherview</title>
                <link>http://hyppoblog.blogscheval.net/archive/2008/07/04/otherview.html</link>
                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 11:14:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Voici quelques semaines j’ai envoyé un questionnaire à différentes personnalités de l’endurance équestre. Voici la première. Catherine Noël, championne du monde de show, compétitrice internationale d’endurance et grande spécialiste des gnocchis à la crème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Comment définir (objectivement ou non) l’équitation d’endurance ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit d’une équitation ouverte à tous sur les petites distances, et puis plus on rajoute des kilomètres, plus cela demande de la technique, de l'entraînement, des compétences équestres, de l'expérience, du feeling...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pourquoi l’endurance plutôt que le saut, le cross ou le lasso argentin ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Si l’on compare l'endurance à un autre sport équestre, même réponse : pour les courtes distances, c’est un sport ouvert à tous, sans gros niveau d'équitation, sans gros moyen financier, sans super cheval mais avec tout le plaisir que procure l'équitation d'extérieur. Et si l’on compare l'endurance à n'importe quel autre sport… En fait non, ce n’est pas comparable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quel principal argument utiliser pour convaincre des avantages de ce sport ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L’équitation d'extérieur. Un sport qui ne demande pas un très gros entraînement physique personnel, même à haut niveau, pas de limite d'age. Mais qui nécessite une parfaite symbiose du binôme... (Je viens de voir que la question est au singulier : il ne faut qu'un seul avantage ?) J'ajouterais néanmoins un inconvénient : c'est un sport qui se pratique à deux, ce qui veut dire qu'il y a deux fois plus de probabilités pour que rien ne se passe comme prévu. Et le binôme doit être au top le jour J. Pas simple…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les qualités (ou les défauts) d’un&lt;/em&gt; bon &lt;em&gt;cavalier d’endurance ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les qualités : être patient (beaucoup de préparation pour une course), froid, compétitif, observateur (de son cheval et de ceux des autres), respectueux de sa monture, capable de se remettre perpétuellement en question, calculateur, humble (comme tout cavalier digne de ce nom), ne jamais s'écouter, et être un peu casse-cou. Quant au défaut : être un peu casse-cou, justement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Même question que la précédente mais pour son cheval ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Hormis les « atouts » physiques, les qualités du cheval doivent rester comparables à celles du cavalier : avoir du caractère, être battant, courageux, persévérant, et ne pas s'écouter. Qualités qui peuvent se transformer en défaut dans la mesure où les bons, souvent, ont tendance à être un peu difficile à gérer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;À quoi ressemblera l’endurance de demain ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Des parcours rapides et moins techniques, avec des pilotes plus que des cavaliers, et des machines plus que des chevaux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Aucun commentaire. Je vous laisse réfléchir...&lt;br /&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://hyppoblog.blogscheval.net/archive/2008/06/11/jour-de-tete.html</guid>
                <title>Jour de tête</title>
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                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Wed, 11 Jun 2008 16:26:55 +0200</pubDate>
                <description>
                    Ça y est, j’ai participé à ma première course internationale, ce week-end à Rambouillet – la CEI*** Raid Yvelines Bahreïn Cup. Rien que le nom renvoie Lucky Luke à son Galop 1. La CEI*** Raid Yvelines Bahreïn Cup, appelons-la RYBcup, c’est une centaine de cavaliers worldwide qui doivent parcourir, épreuve mondiale oblige, 160 kilomètres, le plus vite possible cela va sans dire, répartis sur six boucles (je vous laisse calculer la longueur de chacune – doit y avoir une calculatrice sur votre ordinateur) à travers une forêt pleine de charme, de daims et de croisements routiers. D’où les dizaines de gilets fluorescents que vous n’avez pas manqué de croiser en cherchant des champignons. Ah. On me dit que ce n’est pas la saison. Bon alors disons : en cherchant des edelweiss (ma conseillère en « choses de la vie » est suisse). Et bien figurez-vous que ces &lt;em&gt;gilets fluo&lt;/em&gt; étaient, tous, des bénévoles venus aider les organisateurs de l’événement, l’association Enduro Cheval. Tout comme moi. À ceci près que j’ai réussi à échapper au fluo, vu que mes missions ne requéraient pas l’uniforme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une course de cette ampleur, c’est d’abord une nuit blanche. Départ 5h30. J’avoue, je n’y étais pas, ma voiture refusant obstinément de démarrer avant 7h00 – les autos espagnoles dorment beaucoup, il faut le savoir. Premier &lt;em&gt;vet gate&lt;/em&gt; vers 7h00. Je n’y étais pas j’en conviens, démarrant à 7 heures pile, il m’a fallu une heure trente pour rejoindre le point de rendez-vous (trente minutes de route et une heure de déroute, relative à mon non-sens absolu de l’orientation) : un château XIXème au milieu d’un  nulle part très charmant. Un jambon beurre plus tard (sans bière, il était 8h30), les premiers cavaliers arrivaient, et j’intégrais l’armée, entièrement féminine, de distribution de tickets à l’entrée du &lt;em&gt;vet gate&lt;/em&gt;. Me sentant rapidement inutile, ces dames assurant le boulot avec une élégance raffinée voire polyglotte, je décidai de m’éclipser pour étudier discrètement l’ambiance au passage vétérinaire. C’est là que tout se joue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici délimitée sur un parvis de gravier blanc, au grand dam de certains concurrents, l’aire vétérinaire doit rester la nef du temple. Les concurrents peuvent y entrer dès qu’ils estiment leur cheval apte au contrôle et, une fois à l’intérieur, munis d’un ticket correspondant à leur numéro de dossard, tentent d’y rester le moins de temps possible pour repartir le plus vite. Mais impossible de faire marche arrière : une fois à l’intérieur de l’aire, on ne peut pas en sortir sans avoir fait examiner son cheval. Le contrôle est sévère. On tâte on écoute on pince. Cardiaque pour la récupération. Gencives pour la circulation sanguine. Œil pour le fond de l’âme. Une petite dizaine de vétérinaires travaillent à la chaîne – ce qui les change de la longe… Puis, l’ultime épreuve, le trotting. Là, c’est tendu. Une boiterie, hormis d’évidence, s’avère difficile à observer, compliquée à démontrer, délicate à annoncer. D’où l’importance capitale de l’avant trotting. &lt;em&gt;Marcher&lt;/em&gt; le cheval non stop, le calmer en chantant une berceuse moldave, lui couvrir les reins d’une couverture en mohair islandais, tout est bon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dizaine d’éliminés dès la seconde boucle. C’est décidément dur comme job, cheval d’endurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après briefing la bouche pleine (deuxième jambon beurre il est 10h00) des plus hautes instances d’Enduro Cheval, on m’envoie remplir la même mission à l’hippodrome de Rambouillet. Sur place, une seule envie, y faire un grand galop mais mon cheval boycotte les épreuves qui ne sont pas couvertes pas CNN. Frimeur ! Alors, entre deux ou trois tickets que mes congénères veulent bien me confier, je m’occupe. J’essaye une selle Forestier en nubuck sur un tréteau. Je discute chaussette avec une adepte du mauve. J’observe le démontage de la tente officielle (six cents mètres carrés avec jacuzzi) des Émirats Arabes Unis, contraints à l’abandon pour des raisons à éclaircir. Il est 15h00 les assistances arrivent, annonçant l’approche des cavaliers qui terminent leur cinquième boucle. L’espace se remplit. Et les bassines avec elles. Je m’accorde alors un petit plaisir, un rosette beurre cornichons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, le chef des bénévoles me tombe dessus. Je dois me rendre au plus vite maintenant non tu n’as pas le temps de finir ton sandwich tu peux l’emmener qu’est-ce que tu bouffes c’est incroyable comment tu fais au sommet du « tape-cul » pour contrôler le passage des concurrents. Le « tape-cul ». Une bosse démoniaque à dix kilomètres de la fin de la sixième et dernière boucle. Un piège. Une preuve de la cruauté humaine. OK. Je réveille ma voiture en pleine sieste et je fonce. Et je trouve l’endroit – oui, je le trouve. Et je marche. Et j’arrive. Et je me dis que j’aurais dû apporter avec moi quelques canettes parce qu’il fait chaud. Mais qui suis-je pour me plaindre ? La bosse est un mur, d’une cinquantaine de mètres, au bout d’une longue ligne quasiment droite d’un bon kilomètre. Un mur de caillasse. De poussière. De douleur. Je le descends je le remonte je le teste. Avec un peu d’entraînement on doit pouvoir y battre le record de kilomètre lancé. Mais dans la descente…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix minutes et 237 moustiques plus tard, je vois, là-bas au loin, trois cavaliers au galop. Ils ont parcouru, depuis l’aube, 150 kilomètres. Et là, ils tombent sur ce mur. Que pense le cheval à ce moment-là ? – Alors là coco pour grimper ça va falloir allonger le quintal de granulés… – Non, il déconne ? – Tu sais ce qu’elle te dit, la plus belle conquête de l’Homme ? – C’était pas Roland Garros aujourd’hui ? – Je boirais bien une bière moi ! – Je le vire ou je reste professionnel ? Etc, etc. On ne saura jamais ce que pense l’animal. Par contre une certitude m’envahit : le mental fait le cheval. Car si les premiers sont passés relativement facilement (les  cavaliers mettant la plupart du temps pied à terre, joggant écarlates jusqu’au sommet), les suivants (qui devaient souvent garder leur cavalier en selle) tiraient une langue que je pensais appartenir uniquement à la famille des tamanoirs. C’est sur ce passage, une centaine de mètres en tout, après dix heures d’effort maîtrisé, que s’est jouée la première place. Le mental. Il faut y aller, c’est tout. Sans se poser de question. Le mental. La petite étincelle de &lt;em&gt;delirium tremens&lt;/em&gt; où naît la &lt;em&gt;win&lt;/em&gt; des champions. Qui ne s’apprend pas, ne s’entraîne pas, ne se dresse pas. Qui, dans le cas du cheval, vient d’une communion impalpable entre deux &lt;em&gt;esprits&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’endurance a ses règles que la raison fait bien parfois d’ignorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, après une heure de ce spectacle marquant à jamais mon souvenir de sueur et de gros mots proférés à l’encontre de l’organisation sadique de cette course, dont je devais coûte que coûte assumer en homme le rôle de représentant, assumant plus ou moins ce nouveau statut lourd de signification à l’école j’étais toujours les indiens, j’ai regagné l’hippodrome pour la remise des prix. Trophée – une maquette en bois d’un chalutier breton pour touriste polonais je refuse d’en dire davantage. Secouage de champagne depuis le podium (si quelqu’un sait comment enlever les taches je suis preneur). Remise des cadeaux. Dîner fourni. Rentré à trois heures du matin. (Ma voiture ne s’en est pas encore remise.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je retiens de cette journée de RYBcup 2008. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Le fluo c’est mauvais pour le teint.&lt;br /&gt;2. Le vétérinaire est à l’épreuve d’endurance ce que Benoît XVI est au scout.&lt;br /&gt;3. Un champion est un sportif qui, au-delà de savoir entraîner son corps, a su enfoncer ou défoncer les portes qui se dressaient devant lui. Peut-on appliquer ce principe à un cheval ? Je pense que oui dans la mesure où le cheval, comme le chien ou le dauphin, ne connaît pas le principe même de « la porte ». Au cavalier, alors, d’être assez ouvert pour franchir celles qui le bloquent lui. Et passer le mur du son…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB. Eu le temps de prendre quelques photos, que vous trouverez dans l’album « liste de mes courses ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le classement, ici : &lt;a href=&quot;http://www.endurocheval.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.endurocheval.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour les photos officielles, ici : &lt;a href=&quot;http://brigitte-huard.com/fr/thumbs.php?FolioID=193&amp;ID_menu=smenu2&amp;stat=1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://brigitte-huard.com/fr/thumbs.php?FolioID=193&amp;ID_menu=smenu2&amp;stat=1&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;
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                <title>Un Doha de JO</title>
                <link>http://hyppoblog.blogscheval.net/archive/2008/06/09/un-doha-de-jo.html</link>
                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Mon, 09 Jun 2008 19:28:38 +0200</pubDate>
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                    Après Bakou et Prague, le Comité international olympique vient d’éliminer Doha, capitale du Qatar, de la liste des finalistes pour l'organisation des Jeux d'été 2016. Officiellement, bien que « la capitale qatarie était en position d'être une ville candidate », il fait trop chaud, l'été, dans la région, et la proposition qatarie d'organiser les Jeux du 15 au 30 octobre est irrecevable puisque le cahier des charges du CIO précise qu'ils doivent avoir lieu entre le 15 juillet et le 31 août. Évidemment. (Du coup, restent en lice Madrid, Rio de Janeiro, Tokyo et Chicago – la favorite, puisque ce sera logiquement le tour du continent américain – du nord, bien sûr). Dommage. Dommage parce qu’aucune ville du Moyen-Orient, jusqu’à ce jour, n'a accueilli les JO, et surtout parce que le Qatar adore les chevaux. Arabes, certes. Principalement d’endurance, d’accord. Mais, imaginant les moyens financiers mis à disposition, Doha aurait pu déclencher, justement, une réflexion sur la place de l’endurance parmi les disciplines équestres olympiques. En attendant, le cross écume les selles français…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Le raid du mois</title>
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                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Wed, 04 Jun 2008 11:54:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://hyppoblog.blogscheval.net/media/02/00/1792820373.jpg&quot; id=&quot;media-64&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;437389206.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes le 4 juin c’est-à-dire la veille et l’avant-avant-veille de la CEI*** RAID YVELINES BAHREÏN CUP de Rambouillet, organisée par l’inépuisable équipe d’Enduro Cheval. Grosse et complexe organisation mais ça va bien se passer. Au programme, une sélection pour le Mondial des 7 ans Amateur et Pro 1 GP (90Km – le jeudi 5 juin), et la grande course Amateur et Pro Élite GP (160Km – le samedi 7 juin).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j’ai promis à mon cheval qu’il verrait les demi-finales de Roland Garros, nous ne serons pas de la partie. Par contre, vu que j’ai été nommé d’office volontaire pour participer à l’événement (vous pourrez me croiser au &lt;em&gt;vet-gate&lt;/em&gt;, facilement reconnaissable grâce au magnifique gilet fluo que je serai obligé, oui obligé de porter), vous trouverez, dès la semaine prochaine, une synthèse détaillée de ces deux journées de rêve. Enfin, de rêve pour vous, spectateurs, parce que j’ai vu le parcours, il y a des bosses que je n’aimerais pas faire à vélo… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, départ à 5h30. Mais vous pouvez arriver à 6h00, le café sera chaud…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enduro Cheval, toujours ici : &lt;a href=&quot;http://www.endurocheval.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.endurocheval.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Un dimanche à la compèt’</title>
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                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Wed, 28 May 2008 17:49:55 +0200</pubDate>
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                    Au cas où vous l’ignoreriez encore, ce qui vous confèrerait d’emblée le rang de ceinture blanche de cheval, sachez que dimanche prochain (donc le 31 mai) a lieu la première épreuve du Festival Mondial d’Endurance, la CEIO*** 160Km de Compiègne (160 Km signifie : une course de 160 Km – je précise pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas de ceinture du tout ce qui peut s’avérer embarrassant, notamment aux heures de pointe dans le métro). Bref, pas de la bibine. Sachez également que tout ce que notre pays à 1,45€ le litre de diesel compte d’&lt;em&gt;hypercavaliers&lt;/em&gt; (le masculin intégrant le féminin ce n’est pas moi qui définit les règles de grammaire) sera là – je n’en cite aucun pour ne pas vexer les autres… Je me permets un conseil : si le spectacle vous tente et vous avez raison, visez le départ de la course, sur l’hippodrome, vers 7h00, dans la lumière blanche des vapeurs de rosée. Un grand moment pour les yeux. Après, tant que vous êtes en pleine forêt, vous pouvez aller faire un footing. Ou pas.&lt;br /&gt;Renseignements pratiques, ici : &lt;a href=&quot;http://www.compiegne-endurance.com/v2/index.php?lang=fr&amp;rub=1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.compiegne-endurance.com/v2/index.php?lang=fr&amp;rub=1&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Endurance aux bulles</title>
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                <author>noreply@ (HyppoBlogueur)</author>
                                                <category>Équitation d'Endurance</category>
                                                <pubDate>Wed, 28 May 2008 13:24:28 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://hyppoblog.blogscheval.net/media/02/01/843807533.jpg&quot; id=&quot;media-46&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1507559918.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;(Photo : Roland Brucher)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que je goûtais perplexe un cocktail mangue concombre et sa pointe, timide, de vodka russe, hier soir à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau site communautaire et musical, &lt;em&gt;grandcrew&lt;/em&gt;*, qui risque de sortir Paris de sa routine néo-libérale, j’ai causé polo avec un jeune garçon qui revient d’Argentine. Argentine égale polo. Pour lui, la situation est simple. Il y a le polo, donc, qui génère je cite « un rapport particulier au cheval », et le reste de l’équitation, à savoir le dressage. Le CSO, le cross, l’attelage ou les films de cow-boys, ça n’existe pas. Bon. Soit. J’aborde alors l’endurance – sans trop m’attarder sur ma dernière chute (voir post du 19/05), histoire d’être à la hauteur de la conversation. Et là, je m’aperçois que ce garçon, dont la culture équestre vaut bien la mienne et celle de Léon Zitrone réunis, n’en a jamais entendu parler. Et moi de lui exposer les caractéristiques &lt;em&gt;fusionnelles&lt;/em&gt; indispensables à une bonne pratique d’un sport qui demande, lui aussi, des nerfs des muscles et un cheval de compétition – un seul cheval, quand un seul match de polo en use quatre ou cinq par cavalier… Après une heure d’argumentation et quelques coupes de champagne (pour oublier le jus de concombre), j’avais réussi à le convaincre – en tout cas de l’existence d’une &lt;em&gt;autre&lt;/em&gt; équitation. Épuisé, je me suis souvenu d’une aventure similaire, voici quelques semaines, avec un trader millionnaire bien que trentenaire, propriétaire de chevaux de course en Normandie. Normandie égale yearling. Lui non plus, n’avait jamais eu vent de l’endurance. Mais après une heure d’argumentation etc, etc. (Vous comprendrez maintenant pourquoi je milite pour la défiscalisation du Dom Pérignon). J’en déduis que, aujourd’hui, l’endurance est à l’équitation ce que le web 2.0 est à TF1. &lt;br /&gt;* (parce que je ne mets pas, comme ça, des * par hasard), &lt;em&gt;grandcrew&lt;/em&gt; c’est ici : &lt;a href=&quot;http://www.grandcrew.com/blog/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.grandcrew.com/blog/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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