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25.07.2008

Dans la knol

Après Larousse et son « encyclopédie participative » (nous en parlions ici même au mois de mai), Google ouvre Knol, un site sur le même principe – à moins que Larousse ait eu vent de l’idée avant la mise en ligne… Quoi qu’il en soit, vous pouvez, en anglais pour l’instant mais vous trouverez bien un bachelier désœuvré pour traduire la chose, déposer la définition (une page maximum) d’un terme afférent à votre sujet de prédilection. Et attention, vous signez l’article (vous pouvez même le lier à votre biographie) donc vous êtes responsable du contenu, et vous seul(e) pouvez y toucher. Techniquement ça ressemble à un blog, même si, paradoxalement, Cédric DuPont (à l’origine du projet) veut « se démarquer du modèle le dernier qui parle a raison ». Et comme on est chez Google, les articles seront publiés en fonction de leur popularité (histoire de stimuler la compétition entre internautes), et on peut y intégrer des publicités (et bénéficier « d’une part » des revenus générés). Alors si vous avez quelque chose à dire sur les courses d’endurance poitevines au XIXème siècle ou sur les méthodes d’entraînement du CSO aztèque (ce sont des exemples), c’est le moment où jamais…
Ici : http://knol.google.com/k#

Hot-Horse – avec moutarde

1977981918.jpg À tous ceux qui ne sont pas en vacances ou, mieux encore, aux parents qui ont envoyé leur progéniture en colo à Knok-le-Zout, je propose un week-end d’entraînement intensif… Demain (nous serons le 26 juillet), vous vous levez vers 10h00, et vous vous rendez au Haras du Pin – le cadre est magnifique, les écuries sont royales, le soleil est normand. Là, vous trouverez quelques dizaines de cavaliers internationaux qui tenteront de gagner une course d’endurance (125 Km) – je n’y serai pas, mon cheval s’entraîne pour les JO : il décale ses heures de sommeil dans la journée pour suivre l’intégralité des épreuves en direct, la nuit. Entre deux boucles (ce qui vous laisse une heure trente environ), vous ferez bien attention à optimiser l’angle de votre visage par rapport au soleil afin de bronzer au mieux, sachant, donc, que vous ne risquez pas la brûlure au deuxième degré... Et tout en évitant la buvette, d’une part parce qu’il vous faut garder des forces pour la suite des événements, ensuite parce que j’ai testé les gendarmes sur la route qui vous mènera vers Paris. Sont tatillons les gars… Vers 18h00, heure à laquelle normalement la majorité des cavaliers auront terminé leur course dans la sueur, vous récupérez votre automobile, direction Porte de Bagnolet (Paris XX). Vous allez directement à La Flèche d’Or – un lieu étonnant, ancienne gare ferroviaire de la petite ceinture, où accessoirement vous trouverez un restaurant, un bar et une bonbonne d’hélium à disposition pour parler comme l’affreux maire de Toonsville (en VF) dans Roger Rabbit. Au programme, un concert dont je ne peux pas dire grand-chose puisque Philippe Manœuvre ne critique plus que les amateurs : Horse meet Disco – It’s hot to trot ! Si. Comme je vous le dis. Un concept qui nous vient de Londres, où ni les rollers ni les vélos n’ont détrôné le classieux et fluorescent policier à cheval. PS. Je mets en grand l’affiche du concert dans l’album De l’art du cheval (ci-dessous à gauche). Qui vaut le détour. Et quel détour… Ici : http://vttsi.free.fr/Pages/Page_Pratique/Infos_Tourisme/I... Et là : http://www.flechedor.fr/

18.06.2008

Seraincourt de philo

Peut-on désirer sans souffrir ? Je vous rassure je vais bien je ne suis pas sous Valium (de toute façon je préfère la vodka). Je ne fais ici que citer le sujet libre du bac philosophie de cette semaine. Et pour me faire une idée de ce que j’aurais pu répondre si j’avais eu moi aussi à trimballer mon stylo plume entre les poids lourds en grève, je m’en vais réfléchir tout haut à travers une parabole (je parle de la figure de style et non pas d’une antenne ronde qui ressemble à une boîte de coulommiers géante je dis ça pour les CE2 qui me lisent le samedi matin en repeignant leur couette de corn flakes). Donc, dimanche, je participais à une course d’endurance, quarante kilomètres à Seraincourt dans le Val d’Oise. Ce que je désirais : gagner. Bin oui, quoi d’autre ? Notre stratégie était simple. Première boucle à 13,5 Km/h avec Canyon (un trotteur français gagneur) devant. Deuxième boucle à 14 avec Voldenuit (mon cheval – un arabe pur jus) en tête. Mais en arrivant sur place, à l’aube vers 9h30, nous rencontrons une copine et son cheval (Cyrano – un selle français), discutons, et décidons de courir ensemble, à trois, donc, si je compte bien. En attendant le départ, nous nous occupons comme nous pouvons. Voldenuit, pensant peut-être apercevoir un lombric psychopathe, cabre et arrache l’anneau de son filet-licol (que nous réparons avec un mousqueton – merci Christine), et m’ampute au passage de l’annulaire droit. Nous passons néanmoins le vet gate dans la joie. Départ. Canyon et Cyrano partent devant. Voldenuit et moi-même suivons à une cinquantaine de mètres. Et là, je m’aperçois que ces deux C sont des trotteurs. Et un trotteur, ça trotte. Ça trotte même à la vitesse d’un cheval au galop. Sauf qu’un cheval au galop galope plus vite qu’un trotteur trottant. Vous suivez ? Donc vous comprendrez combien j’ai souffert pour désirer jusqu’au bout. Trois heures durant je me suis battu pour maintenir mon cheval à un petit galop correspondant au grand trot des deux C – car petit galop vaut mieux que grand trot, comme on dit dans le bas-Poitou, où l’on pratique beaucoup l’endurance. C’est comme suivre une 504 diesel avec une Renault Fuego (pour ne froisser personne je choisis volontairement des modèles disparus depuis 1913). Malgré un terrain probablement importé des Flandres hivernales, où les VTT ne vivent pas vieux, nous avons tenu une moyenne supérieure à 14. Certes, je désirais les 15 – vitesse maximale autorisée dans ce genre d’épreuve. Mon cheval ayant une faculté de récupération de sportif, je pouvais donc imaginer un podium. Mais voilà. Le problème, dans une course, ce sont les concurrents. Comme disait Jean-Paul Sartre, terrassier visionnaire d’avant l’interdiction de fumer dans les lieux publics : L’enfer c’est les autres. Et justement, trois d’entre les autres avaient atteint les 15. Ah souffrance ! Ah désir ! Ah là là. Voldenuit et moi-même finissions quatrièmes, derrière – consolation – trois champions de la discipline (dont le vainqueur de la 90 de Rambouillet). Alors, perdu dans les affres d’une douleur brûlante au désir (et à mon annulaire droit qui ressemble alors à un genou), abattu par cette impression d’échec que connaissent bien les traders qui reçoivent une prime hebdomadaire inférieure à douze millions, portant sans cœur mon lot de consolation (une plaque en plastique noir et blanc), las, sans voix, j’ai pris une décision grave. Avaler une seconde assiette de cette excellente paella, qui m’a redonné goût au monde animal – moules, crevettes, poulets et chevaux. S’il faut souffrir pour désirer, il faut désirer pour désirer souffrir encore.

04.06.2008

Le raid du mois

437389206.jpg Nous sommes le 4 juin c’est-à-dire la veille et l’avant-avant-veille de la CEI*** RAID YVELINES BAHREÏN CUP de Rambouillet, organisée par l’inépuisable équipe d’Enduro Cheval. Grosse et complexe organisation mais ça va bien se passer. Au programme, une sélection pour le Mondial des 7 ans Amateur et Pro 1 GP (90Km – le jeudi 5 juin), et la grande course Amateur et Pro Élite GP (160Km – le samedi 7 juin). Comme j’ai promis à mon cheval qu’il verrait les demi-finales de Roland Garros, nous ne serons pas de la partie. Par contre, vu que j’ai été nommé d’office volontaire pour participer à l’événement (vous pourrez me croiser au vet-gate, facilement reconnaissable grâce au magnifique gilet fluo que je serai obligé, oui obligé de porter), vous trouverez, dès la semaine prochaine, une synthèse détaillée de ces deux journées de rêve. Enfin, de rêve pour vous, spectateurs, parce que j’ai vu le parcours, il y a des bosses que je n’aimerais pas faire à vélo… Samedi, départ à 5h30. Mais vous pouvez arriver à 6h00, le café sera chaud… Enduro Cheval, toujours ici : http://www.endurocheval.com/

Sauvez Bali

Pour les plus studieux d’entre vous puisqu’il faut être Bac+5, l’école supérieure de commerce de Toulouse ouvre un nouveau Mastère spécialisé en « Gestion du développement durable et du changement climatique » – c’est l’option « changement climatique », qui est nouvelle. Objectif : « aborder le développement durable sous l’axe inédit des enjeux climatiques et de leurs incidences sur l’avenir de la planète ». Je transmets l’information de façon intéressée. En effet, c’est mauvais pour l’endurance, les changements climatiques. Par temps orageux, les chevaux respirent mal, donc récupèrent mal. Demandez aux participants de la dernière finale des championnats du monde, à Bali, avec 99% d'humidité, auxquels vous rajoutez des trombes d'eau pendant huit heures. Les cavaliers ont mis quatre jours à sécher.

28.05.2008

Endurance aux bulles

1507559918.jpg (Photo : Roland Brucher) Tandis que je goûtais perplexe un cocktail mangue concombre et sa pointe, timide, de vodka russe, hier soir à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau site communautaire et musical, grandcrew*, qui risque de sortir Paris de sa routine néo-libérale, j’ai causé polo avec un jeune garçon qui revient d’Argentine. Argentine égale polo. Pour lui, la situation est simple. Il y a le polo, donc, qui génère je cite « un rapport particulier au cheval », et le reste de l’équitation, à savoir le dressage. Le CSO, le cross, l’attelage ou les films de cow-boys, ça n’existe pas. Bon. Soit. J’aborde alors l’endurance – sans trop m’attarder sur ma dernière chute (voir post du 19/05), histoire d’être à la hauteur de la conversation. Et là, je m’aperçois que ce garçon, dont la culture équestre vaut bien la mienne et celle de Léon Zitrone réunis, n’en a jamais entendu parler. Et moi de lui exposer les caractéristiques fusionnelles indispensables à une bonne pratique d’un sport qui demande, lui aussi, des nerfs des muscles et un cheval de compétition – un seul cheval, quand un seul match de polo en use quatre ou cinq par cavalier… Après une heure d’argumentation et quelques coupes de champagne (pour oublier le jus de concombre), j’avais réussi à le convaincre – en tout cas de l’existence d’une autre équitation. Épuisé, je me suis souvenu d’une aventure similaire, voici quelques semaines, avec un trader millionnaire bien que trentenaire, propriétaire de chevaux de course en Normandie. Normandie égale yearling. Lui non plus, n’avait jamais eu vent de l’endurance. Mais après une heure d’argumentation etc, etc. (Vous comprendrez maintenant pourquoi je milite pour la défiscalisation du Dom Pérignon). J’en déduis que, aujourd’hui, l’endurance est à l’équitation ce que le web 2.0 est à TF1. * (parce que je ne mets pas, comme ça, des * par hasard), grandcrew c’est ici : http://www.grandcrew.com/blog/

14.05.2008

Parlons cheval

Les éditions Larousse ont lancé, hier, la « première encyclopédie contributive » sur Internet – gros succès puisque, aujourd’hui, leur site ne répond « momentanément » plus. C’est gratuit, mais contrairement à Wikipedia, où les articles restent la plupart du temps anonymes, là, non seulement les contributeurs devront s’identifier, mais ils deviendront propriétaires de leur définition. Deux avantages potentiels, des textes cohérents et des mots spécifiques (voire nouveaux) – quand je dis spécifiques, vous l’aurez compris, je pense aux dizaines de termes équestres jamais référencés pour le grand public, qui serait peut-être bien content de découvrir ce qu’est une étrille américaine. Attention néanmoins (je précise pour ceux d’entre vous qui voudraient se lâcher) : si les modérateurs ne peuvent pas modifier les textes (seul son auteur aura le droit de le faire), ils se concentreront sur « 1000 à 2000 mots » touchant des thèmes dits sensibles (mon cheval, par exemple, est très sensible à l’étrille américaine…). Un volontaire pour la définition de « Endurance » ? Ici (dès que le courant sera rétabli) : www.larousse.fr