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19.03.2009

Pour un shoping débridé

Découvert au dernier (sans jeu de mot) Salon du cheval, puis évaporé dans les limbes de mes neurones dissipés comme un jeune frison, je reviens quelques lignes sur equi-bride.com, un site intelligemment marchand spécialisé dans l’équitation d’endurance. Des mors Myler aux selles Antarès, vous pouvez y habiller votre cheval pour l’hiver, et vous pour une CEI à Rambouillet, où viendra s’installer, sauf crise mondiale majeure, Sébastien Mugnier, créateur de la marque equi-bride – qui vous attend donc tout sourire sur son site, même si ça ne se voit pas derrière l’ordinateur…
PS. Parmi les articles mis en avant sur le site, le nouveau Polar - Equin RS800 G3 (que j’ai découvert dimanche dernier au salon Equitana, à Essen en Allemagne), sorte d’ordinateur de bord, si tant est qu’on puisse se trouver à bord d’un cheval, capable, via GPS et Google Maps, de produire une carte des fréquences cardiaques visualisable sur l’écran de votre portable. La NASA, à côté, c’est le Minitel…

16.12.2008

Si vous voulez bien passer au petit salon…

1181774121.jpg(Photo : Frank Meyl)

Nous sommes mardi. Nous sommes mardi mais depuis dimanche je cherche quoi dire du Salon du Cheval – où j’ai pourtant quasiment habité toute la semaine dernière…

Lundi, j’y étais pour raisons professionnelles. Joker.

Mardi, j’assistais à une conférence consacrée aux « entreprises équestres », qui ont du mouron à se faire si j’en crois quelques-uns des intervenants – et j’ai tendance à les croire, quand ils parlent d’« incapacité » (je pense qu’ils pensaient « volonté contraire ») de l’État à développer un marché pourtant très motivé. Refroidi, je suis allé me réchauffer en buvant une coupe de Champagne Normand (pour plus de renseignements demandez conseil à votre caviste habituel), à l’occasion de la remise des Stylos d’Or, organisée par l’Association de la Presse Équestre Française (l’APEF, donc). Parmi les lauréats (pour une fois je ne vais pas être objectif), le magazine Endurance Équestre. Si.

Mercredi, j’y ai croisé un cheval.

Jeudi, j’y ai déjeuné (moyennement mal) avec mes camarades de l’association Enduro Cheval, qui m’ont présenté (il faut dire que nous étions installés à la table voisine) le staff au grand complet de la FFE. Échanges très officiels. Mais nous ne savons toujours pas pourquoi Compiègne en 2009 remplacera Rambouillet en tant qu’épreuve sélective au Championnat du Monde des jeunes chevaux d’endurance. (Encore un mystère pour Scoubidou et sa bande de lycéens militants…)

Vendredi, je me suis perdu sur le parking – une dalle grande comme le désert de Gobi, les bédouins en moins…

Samedi, j’y ai fait des courses. Des étriers Gaston Mercier (qui m’a par ailleurs montré quelques prototypes, j’attends…). Des gants molletonnés Roeckl contre l’hiver mongol des Yvelines au petit matin. Un pantalon Stud One contre l’hiver mongol ah non je l’ai déjà dit pardon. Et je suis resté une heure durant assis sur une selle Antarès, elle-même sur le stand Equi-Bride – merci à Sébastien pour sa patience, mais acheter une selle représente pour moi un acte hautement philosophique, sans parler du reste (placé un peu plus bas que la conscience). J’ai tripoté une autre (très belle) selle pendant qu’un militaire très civil me vantait les mérites du sur-mesure – spécificité de la marque Belloir. Je crains néanmoins que mes arguments philosophiques n’aient pas totalement convaincu l’adjudant-chef…

Dimanche, j’ai assisté depuis les petits-fours de la tribune VIP à la finale du Championnat du Monde du Cheval Arabe. Championnat d’un autre monde. Proche de celui de la finance. À ceci près qu'ici le bénéfice est rarement aléatoire. Une dizaine de chevaux par catégories, quatre catégories, mais toujours six zéros par cheval. J’y ai croisé une Bentley hollandaise, un Valentino australien, une tabatière en or allemand, Charlie Watts (des Rolling Stones), Simon MacCorkindale (alias Manimal), et quelques Princes orientaux pleurant de joie à la victoire de leur poulain (comme quoi il n’y a pas que les Rolex dans la vie…).

Nous sommes mardi et je ne vois pas ce que je pourrais dire de ce Salon-là. L’année prochaine j’irai au Salon de l’Agriculture. Mais, si j’en crois les bruits d’allées, je ferai alors d’une pierre deux coups…