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25.09.2008

Une promenade dans Longchamp

281698939.jpgPour ses 60 ans, l’inusable marque vient d’éditer (chez La Martinière) un « ouvrage rétrospectif » (le premier de son histoire – 50€TTC, en français ou en anglais, as you wish). 192 pages pour tout savoir de la maison, « de la fabrication aux détails des collaborations artistiques en passant par la stratégie publicitaire ou encore la naissance du sac Le Pliage ». Et quitte à éditer un livre sur ses sacs, Longchamp réédite ses sacs LM. Et comme LM, elle ne compte pas…

05.08.2008

La crinière de Samson

Meisho Samson et Admire Jupiter, deux pur-sang japonais de cinq ans, vont participer au Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, à Longchamp le 5 octobre prochain – course qui désignera le champion du monde des galopeurs. On n’avait pas vu de cheval japonais à Paris depuis 2006, où Deep Impact, poulain de 4 ans, avait terminé troisième, puis été disqualifié pour « prise de produit prohibé » (du saké probablement, mais c’est strictement interdit à tout mammifère marchant régulièrement sur quatre pattes). Yoshio Matsumoto, le propriétaire de Meisho Samson, voulait déjà faire courir son cheval l’année dernière, mais le malheureux était alors malade. Je parle du cheval. Alors cette fois c’est la bonne. Aussi, pour être au top, le jeune pur-sang (je parle toujours du cheval) est inscrit à une petite course de mise en jambe, le Prix Foy, le 14 septembre, toujours à Longchamp. En cas de problème qu’on ne vienne pas me dire que le cheval a pris Foy. Je n’y croirai pas.

03.07.2008

CO CO

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Ce n’est pas (complètement) parce que le temps se fait rare, mais plutôt parce qu’il en vaut la peine – je fais ici allusion à l’article « complètement cheval » paru ce jour dans le journal l’Humanité. (Non pas que je sois abonné aux quotidiens historiques, mais en ce moment je lis ce journal-ci en faisant le plein de ma voiture. Je ne sais pas pourquoi…) Un article signé Marie-Noëlle Bertrand, qui décrit très bien, compte tenu de ses lecteurs qu’on peut imaginer ailleurs qu’à Longchamp le dimanche, le concours complet – qui s’affiche comme le phare de l’équitation française à Pékin d’ici peu. Je vous laisse en lire quelques passages, et reviens vers vous après.

« Une ivresse raisonnable. Ou, disons, une pondération fervente. Les cavaliers du concours complet parlent en piaffer. Prudents, ils savent que la distance qui sépare le succès de la chute est ténue et rechignent à s’afficher trop confiants. Hardis, ils ne brident aucuns de leurs espoirs chinois et les expriment sans forfanteries : une médaille pour l’équipe. L’or, tant qu’à faire le déplacement. Pareil, voire plus, en individuel. Pas d’emballement, ni de cabotinage. Juste un regard posé sur leurs dernières victoires qui les autorisent à tout croire, les forcent à tout redouter, et hissent leur discipline au rang de celles les plus attendues lors des prochains JO.

[Ce qui sort la discipline], du même coup, de la discrétion tamisée dans laquelle elle restait confinée. Non que le complet ait été oublié ou snobé. Mais longtemps, le concours de saut d’obstacles (CO) a brillé plus que lui. Certains, pour illustrer, usent de comparaisons. Le CO serait à l’équitation ce que la Formule 1 est aux sports mécaniques et le foot aux sports collectifs. Médiatique et lucratif. Comme le rallye et le rugby, le complet a quant à lui progressé en toute confidence, les deux pieds les deux mains dans la boue, loin des paillettes et des jeux d’argent.

C’est une discipline d’excellence dans laquelle les Français ont toujours brillé, explique Pascal Dubois, directeur technique national de la Fédération française d’équitation. Une affaire d’exigences éclectiques, héritière de l’équitation militaire. Chevaux et cavaliers devaient pouvoir défiler sur les Champs-Élysées, charger sur les champs de bataille, et récupérer leur capacité dès le lendemain, poursuit-il.

Traduction sportive et pacifiste : le dressage s’impose généralement en première épreuve. En finesse. Elle exige de tendre sa monture, de lui donner du ressort. Le trot est aérien, le galop rassemblé, et le pas cadencé. Le juge observera le liant des transitions, la régularité de l’allure, la légèreté des aides. Deuxième temps : le cross. Physique, endurant et risqué. Les obstacles naturels s’égrènent sur quelques kilomètres. Les chevaux forcent leur allure, allongent les galops, ventre à terre, et étirent leurs sauts. S’affirment téméraires, aussi, face aux masses et aux vides. Troisième temps : le saut d’obstacles. Les barres sont moins hautes et les enchaînements moins techniques que pour un CO classique. Là, tout se joue sur la capacité de récupération de la monture. Sa faculté à revenir au calme pour se tendre à nouveau, sans rien lâcher de sa puissance.

Et sur tout cela, ne montrer aucun point faible. Le complet est la synthèse de trois disciplines, conclut Thierry Touzaint, entraîneur national et sélectionneur de l’équipe de France. Depuis 1993 qu’il occupe cette fonction, il a ramené 19 médailles à la France. Une expérience de l’oeil, qui veut que le sien repère non seulement les bons chevaux et les bons cavaliers, mais ceux qui, ensemble, formeront le bon duo.

Car le complet est aussi une affaire de couple. Un cheval, un cavalier. Une rencontre et des années de travail. Avec Espoir de la Mare, le déclic a été immédiat, raconte Jean Teulère. En 2002, l’homme et son cheval étaient sacrés champions du monde. En 2004, ils étaient champions olympiques par équipe. Des hauts, après des bas depuis leurs débuts, en 1994. Je l’ai essayé. Et j’ai senti. Des capacités évidentes. Une propulsion, un équilibre. Une habilité à résoudre un problème face à un enchaînement d’obstacles.

Un foutu caractère, également. Disons qu’il avait une opinion de l’équitation différente de la mienne… Plusieurs années de travail avant de trouver le bon consensus. Des espoirs, des gadins. Et, depuis six ans, des victoires à la chaîne. Symbiose acquise entre l’homme et sa monture ? Les mots dithyrambiques ne sont pas nécessaires, rectifie le cavalier. Il s’agit juste de réussir à capter l’attention du cheval, à le faire adhérer aux exercices qu’on lui propose… À faire qu’une aide grossière devienne un effleurement, presqu’une pensée. Une habitude. »

Attention c’est moi… Outre le fait qu’un quotidien généraliste puisse ainsi prescrire l’équitation comme remède culturel, une remarque m’envahit. Quasiment partout, dans cet article, nous pourrions remplacer CO par Endurance. Et pourtant non, c’est bien CO. Pourquoi ? Peut-être devrais-je poser la question à Marie-Noëlle Bertrand. Mais peut-être, aussi, ne connaît-elle pas ladite discipline. Il est vrai qu’elle ne figure pas au catalogue JO. Pourtant, Pékin aurait été la bonne place pour faire cette révolution-là.

13.06.2008

Total Qatar

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(Photo : Caroline Knopf)

Vous pouviez lire ici-même, le 5 mai dernier, toute la motivation du Qatar à sponsoriser, via France Galop, le Prix de l'Arc de Triomphe – renommé pour cinq années au moins le Quatar Prix de l'Arc de Triomphe. Si, si, vous pouvez vérifier… Et bien, rebondissement. Le groupe pétrolier Total (bien connu par tous les propriétaires de moteurs à explosion), déjà partenaire du Prix du Moulin, à Longchamp, et de plusieurs épreuves équestres qataries, vient de signer, pour cinq ans aussi, un co-sponsoring aux côtés du Qatar. Alors je lance un concours d’idée sur le nom de l’événement. Parce que le Total Qatar Prix de l'Arc de Triomphe, c’est long…

04.06.2008

Diane dot com

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Certes l’événement a été couvert ici-même, mais je reviens sur le Prix de Diane de dimanche, pour en annoncer la campagne, dont la photo, signée Andréa Klarin, mérite le détour – une femme phare érigée sur une mer houleuse de gazon. Je m’égare. Une photo, et un site également très esthétique. Et par association d’idées (l’hippodrome, les courses, tout ça…), je vous conseille une petite promenade sur le site tout neuf de Longchamp.
Ici : http://www.prix-de-diane.com/
Et ici : http://www.longchamp.com/index.php?coe_i_id=3