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25.06.2008

Penser très sport

464772769.jpg (Photo : Spencer Tunick – They won't allow any naked people on the grass, Vienna's Ernst Happel stadium, Euro 2008) Puisqu’il faut entraîner son cerveau qui est un muscle à l’image du poignet droit d’Herbert von Karajan, je réfléchis depuis quelques semaines avec l’agence pourquoitucours au sein d’un groupe de travail. Le thème : « Marketing sportif – les nouvelles règles du jeu ». (Paradoxalement le temps que nous y passons interdit la moindre séance de jogging. D’un autre côté j’ai perdu mon short Adidas en 1976.) L’objectif de cette étude est de se demander si aujourd’hui, à l’heure où l’on compte dix millions de millionnaires dans le monde, le sport garde encore ses valeurs intrinsèques, et si non, comment les marques pensent les sportifs – et réciproquement. Bref, sur le lien discutable entre le sport et la modernité (terme que personnellement je prends au sens baudelairien non ce n’est pas une dissertation je vous en prie restez…). Sans vouloir vendre la peau du dernier ours des Pyrénées qui n’en a pas eu, je voudrais ici vous faire part de mes premières réflexions dans la mesure où je tente d’y vendre l’équitation d’endurance (comme on dit à Florac : « un Adidas de perdu, un StudOne de retrouvé ») comme un « sport de demain ». Dans un style épicurien mâtiné de paraboles post-modernes qui a fait ma gloire de la 6ème B à la 4ème C je pose les galons d’un sport qui en mériterait davantage. Donc, voilà qu’est-ce que je dis. L’éthique du sport correspond à la culture d’une société – la corrida ne ressemble en rien au ski de fond. La question de la modernité dans le sport correspond plutôt, à mon sens, à la façon de faire coïncider les valeurs sportives admises (depuis les Grecs) – volonté de se dépasser, honnêteté, beauté du geste, éloge du corps, sens de l’équipe, motivation à la victoire (car le sport est compétition) – avec la valeur actuelle : la mondialisation. La modernité vue par le prisme du sport revient donc à imposer une éthique globale, donc à imposer des sports qui y correspondent : les sports « populaires ». Individuels ou par équipe, ces sports populaires génèrent des valeurs fédératrices – souvent liées à la morale religieuse (tu ne tricheras pas) ou au pathos (un « petit » Éthiopien sans chaussures gagne le marathon). Valeurs fédératrices nées du sport qui profitent aux sportifs et aux producteurs d’événements. Une boucle. QUELS SONT LES SPORTS DE DEMAIN ? Autre valeur fédératrice (après la mondialisation) : l’environnement. Retour aux sources de la terre (romantisme). Interrogations sur l’avenir (pragmatisme). Propositions créatrices (idéalisme). Je pense à un sport au carrefour de la nature, de la compétition et du temps politique. L’équitation d’endurance. Redécouverte du monde, de soi, du vivant. Sport individuel et d’équipe (cavalier plus cheval). Ouverture sur les innovations techniques ou génétiques. Réflexion (justement) sur la « modernité ». Voilà, vous pouvez respirer… Maintenant je souhaiterais vous mettre à contribution. La présentation des résultats de nos réflexions (parce que là je ne vous montre qu’une toute petite synthèse c’est après que ça se complique) a lieu demain (26 juin) soir. Alors si vous avez un message, une idée supplémentaire, une approche différente du sujet, je propose d’en débattre en direct avec le public. Ou mieux encore, je vous invite à venir participer aux débats. Ça se passe à la Scène Bastille (Paris) à partir de 19h00. Et comme il faut s’inscrire avant (enfin, en théorie…), je vous donne une adresse secrète – concentrez-vous, le site en question est quelque peu chaotique. Ici : http://www.levidepoches.fr/courtscircuits/